samedi 23 février 2019

Comment distinguer les différentes lignes électriques ?


Reconnaître les lignes électriques
Chaîne d’isolateurs sur des lignes électriques (©EDF-Bruno Conty)

La façon la plus aisée de distinguer ces différentes lignes est d’observer leurs supports et le nombre d’isolateurs qui changent en fonction de la tension du courant transporté.
On distingue schématiquement :
·         Les lignes à très haute tension (400 000 V et 225 000 V) et à haute tension (principalement 63 000 V) qui acheminent l’électricité des grandes unités de production jusqu’à des transformateurs. Elles sont soutenues par des pylônes dont la forme et la largeur varient en fonction de l’environnement. Ces pylônes en acier sont souvent en « treillis » (assemblage formant une triangulation)(1). Généralement, plus la tension de la ligne est élevée, plus les pylônes sont hauts. Un pylône soutenant une ligne de 400 000 V peut atteindre 90 m de haut ;
·         Les lignes à moyenne tension et basse tension (entre 20 000 et 230 V) qui acheminent l’électricité depuis des transformateurs jusqu’aux consommateurs finaux. Elles sont soutenues par des poteaux électriques généralement en bois ou en béton. Ceux-ci ne mesurent que 10 à 14 m de haut.
Le courant est transporté au sein de câbles qui forment des « conducteurs électriques ». Ils sont nus (non isolés) pour en limiter le poids et sont accrochés aux pylônes ou aux poteaux via des chaînes d’isolateurs. Les isolateurs sont généralement des galettes en verre ou en porcelaine. On en dénombre jusqu’à 19 par chaîne sur les lignes à très haute tension du réseau de transport et jusqu’à 3 par chaîne sur les lignes à moyenne et basse tension du réseau de distribution.
Aspect des différents pylônes électriques (©EDF)
Aspect des différents pylônes électriques (©EDF)


source: connaissance des énergies

Comment juge-t-on la « qualité » de l’électricité ?


Coupures d'électricité


La « qualité de l’électricité » est une notion définie  à partir de trois grands critères : la continuité de l’alimentation, la qualité de l’onde de tension et la qualité de service.

La continuité de l’alimentation est jugée au regard de la fréquence des coupures d’électricité « longues » (plus de 3 minutes) et « brèves » (moins de 3 minutes) perçue par les clients ainsi que de la durée des coupures longues cumulées. 

La qualité de la tension s’apprécie au regard de l’amplitude et de la fréquence des écarts par rapport à la valeur nominale de l’onde de tension délivrée par le réseau qui perturbent le fonctionnement des appareils électriques raccordés : l’onde de tension nominale prend idéalement la forme d’une sinusoïde d’amplitude (400 V en triphasé sur le réseau basse tension) et de fréquence (50 Hz) constantes.

La qualité de service juge enfin la relation entre les gestionnaires de réseaux et leurs utilisateurs, par exemple le délai d’un raccordement ou d’une intervention d’urgence.

SOURCE: CONNAISSANCE DES ENERGIES

jeudi 13 décembre 2018

Climat : qu’est-ce qu’une COP ?

Conférences Climat COP
La 19e COP s’est tenue à Varsovie en 2013. Elle a été suivie par les conférences de Lima, de Paris, de Marrakech et de Bonn. (©UNclimatechange-flickr)


L’ONU s’est dotée en 1992, à l’occasion du sommet de la Terre de Rio de Janeiro, d’un cadre d’action de lutte contre le réchauffement climatique : la CCNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques). Cette convention réunit presque tous les pays du monde qui sont qualifiés de « Parties »(1). Leurs représentants se rassemblent une fois par an depuis 1995 lors des « COP » (Conferences of the Parties) ou « CdP » en français.
C’est notamment lors de ces COP que les États signataires peuvent entériner des accords sur la réduction des émissions anthropiques de gaz à effet de serre, avec des objectifs communs ou différenciés. Ils évaluent également à ces occasions l’évolution de leurs engagements et de l’application de la convention-cadre. Des sessions de négociation sont réalisées en amont de ces sommets. Les COP réunissent les représentants des Parties mais aussi des acteurs non-étatiques : collectivités territoriales, ONG, scientifiques, etc.
La 1re COP s’est tenue à Berlin en 1995. A l’occasion de la 3e « COP » en 1997, le Protocole de Kyoto a été signé : 37 pays développés se sont engagés à réduire leurs émissions de 5% en moyenne sur la période 2008 / 2012 par rapport aux niveaux de 1990. Lors du très médiatisé sommet de Copenhague en 2009 (« COP15 »), aucun accord global n’a en revanche été trouvé. En 2012, l’Amendement de Doha (« COP18 »)a prolongé le Protocole de Kyoto. Il porte sur la période 2013/2020 et prévoit pour les pays engagés une réduction moyenne de 18% de leurs émissions par rapport à 1990.
La « COP21 », qui s'est tenue à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, a permis de conclure un accord engageant 195 États à réduire leurs émisisons de gaz à effet de serre. Ledit accord « de Paris » est depuis entré en vigueur le 4 novembre 2016. Les COP suivantes se sont déroulées à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016 (« COP22 ») et à Bonn du 6 au 17 novembre 2017 (« COP23 », présidée par les îles Fidji).
La COP24 se déroulera à Katowice en Pologne, du 3 au 14 décembre 2018(2). Depuis 2005, date d’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, la COP est chaque année couplée à la Conférence annuelle des Parties au Protocole de Kyoto.
Dans cette COP24 qui est entrain présentement de se dérouler, avec essentiellement deux objectifs: faire aboutir les négociations sur les règles d'application de l'accord de Paris et avancer sur le dialogue de Talanoa pour la relève de l'ambition d'ici 2020.

A propos du CCNUCC

Avec 197 Parties, la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) jouit d’une adhésion presque universelle. Elle accueille l’Accord de Paris sur les changements climatiques de 2015 sous son égide. L'objectif principal de l'Accord de Paris est de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius au cours de ce siècle et de mener des efforts visant à limiter encore plus l'augmentation de la température, soit à 1,5 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. La CCNUCC accueille aussi le Protocole de Kyoto de 1997 sous son égide. L'objectif ultime de tous les traités qui entrent dans le cadre de la CCNUCC est de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique, dans un laps de temps qui permet aux écosystèmes de s'adapter naturellement et facilite le développement durable.

              novethic.fr
             UNFCCC

vendredi 7 décembre 2018

Guide pour l’analyse des risques et le choix de mesures de prévention

Guide pour l’analyse des risques et le choix de mesures de prévention

Le présent document est un guide qui s’adresse aux chefs d’entreprise, aux maîtres d’ouvrage,
aux maîtres d’œuvre et aux coordonnateurs. Son objectif est la mise en œuvre d’une méthode
simple qui permette le choix de mesures de prévention efficaces. La méthode qui est exposée est
utilisable, tant sur les chantiers du BTP, que lors des opérations ultérieures sur l’ouvrage.
Cette méthode consiste à réaliser pour chaque chantier une analyse des risques(1) . Le présent
document est destiné à formaliser cette analyse ainsi que le choix des mesures de prévention
correspondantes.
● Ce guide doit aider les chefs d’entreprise, les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre et les

coordonnateurs à réaliser l’analyse des risques des opérations dont ils sont chargés. Cette ana-
lyse fondée sur les interventions des opérateurs, leur permettra de trouver et de mettre en place

des mesures de suppression des risques ou de prévention adaptées aux situations dangereuses.
● Ce guide peut aussi être mis en pratique dans des domaines très variés tels que ceux cités
dans le chapitre 4(2).
● Les problèmes liés à la coactivité peuvent être repérés à l’aide d’autres méthodes.


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Perspectives pour les énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest


Électricité en Afrique de l'Ouest
Avec la croissance démographique et l’amélioration de l’accès à l’énergie, l’Irena (Agence internationale des énergies renouvelables) estime que la consommation d’électricité en Afrique de l’Ouest pourrait quadrupler d’ici à 2030 (atteignant alors 219 TWh par an, contre seulement 52,5 TWh en 2015). Elle resterait toutefois encore très faible à cet horizon : à titre de comparaison, la consommation d’électricité brute en France métropolitaine – dont la population est environ 6 fois plus faible que celle de l’Afrique de l’Ouest(1) – a atteint 482 TWh en 2017.
Dans cette étude, l’Irena s’interroge sur la contribution que peuvent avoir les énergies renouvelables (EnR) – en particulier l’hydroélectricité et le solaire photovoltaïque – dans la production électrique d'Afrique de l’Ouest, sur la base de différentes évaluations réalisées au sein de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest). Elle présente 3 scénarios (par ordre d’ambition croissante en matière de développement des EnR): un scénario « de référence »(2), un scénario dit « Objectif régional de la PERC » (Politique en matière d’énergies renouvelables de la CEDEAO)(3) et un scénario dit « Objectifs nationaux »(4).
Le rapport de l’Irena appelle à augmenter la coopération régionale et les interconnexions électriques pour optimiser le développement des énergies renouvelables mais surtout à rehausser les cibles nationales visant leur déploiement à grande échelle. Il est estimé que les énergies renouvelables pourraient compter jusqu’à 65% des capacités électriques de l’Afrique de l’Ouest en 2030 (« pic de charge »), cette donnée devant toutefois être croisée avec les facteurs de charge de chaque filière (notamment en raison de l’intermittence de la production solaire photovoltaïque) pour estimer in fine la contribution réelle des EnR au mix électrique de cette région.
L’intérêt de ce rapport réside en particulier dans ses annexes qui délivrent de nombreuses données détaillées : projections de la demande d’électricité, panorama des différentes centrales existantes et en projet par pays, coûts de production estimés (LCOE) par filière, volume des pertes en ligne, détail des scénarios de l’Irena, etc.
Pour rappel, l’Afrique de l’Ouest est constituée d’un ensemble de 15 pays indépendants : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.
Mix electrique Afrique de l'Ouest
Dans le scénario de référence de l’Irena, le gaz naturel et l’énergie hydraulique dans une moindre mesure continuent de compter pour la très grande majorité de la production électrique en Afrique de l’Ouest d’ici 2030. (©Connaissance des Énergies, d’après Irena)
Lire l'étude :
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