vendredi 19 avril 2019

Le solaire photovoltaïque, la solution contre les incendies des marchés (PAR KHADIM GUISSE)

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Avec la recrudescence des incendies dans les marchés, il y a lieu de se poser des questions sur la qualité des installations électriques avec le respect de la norme NF C 15-100 pas seulement dans ces lieux mais presque dans tous les locaux d’habitation du pays. Une installation électrique de qualité obéit à la norme NFC 15-100 qui fixe les règles d’installation électriques dans le but d’augmenter la sécurité des usagers, d’assurer le bon fonctionnement des installations électriques en plus de s’adapter aux besoins (augmentation du nombre d’appareils). Cette norme traite des installations électriques alimentées sous des tensions au plus égales à 1000 volts en courant alternatif et 1500 volts en courant continu. Entres autres mesures de cette norme, pour une bonne installation électrique on peut noter : La mise à la terre de l’installation par une prise de terre associée à une protection différentielle pour mettre hors tension le circuit qui a un défaut d’isolement. Prévoir des circuits spécialisés au minimum 4 concernant les appareils à puissance un peu élevée comme les fours, les congélateurs, laves linge etc… Les circuits de prise de courant : au nombre de 8 prises par circuit protégés par un disjoncteur de 20 A ou 5 prises par circuit protégé par un disjoncteur de 16 A avec un câble de 2.5 mm². Les circuits d’éclairage protégés par des disjoncteurs de 10 A pour 8 points lumineux par circuit avec un câble de 1.5 mm². Les réseaux de communication : prises RJ45 et TV Le tableau électrique ou coffret regroupant tous les départs de l’installation à la tête desquels les disjoncteurs divisionnaires desservant sur des boîtes de dérivation pour la distribution. En fin les équipements complémentaires détecteurs de fumée et parafoudre. Tout cela devra être consigné sur un schéma électrique représentant les différents circuits avec un repérage du tableau. Mais force est de constater aujourd’hui, dans le pays, que la majeure partie des installations électriques domestiques comme industrielles sont hors norme. On constate des installations anarchiques, des câbles surchargés mal dimensionnés transportant de grande puissance en plus de leurs mauvaises qualités entraînant des incendies. Et cela est dû au désordre qui règne dans le secteur de l’installation électrique. N’importe qui peut s’autoproclamer installateur électrique du fait de l’absence de texte réglementant ce secteur très important avec la mise en place de certification pour les installateurs. Et l’avantage de la réglementation du secteur serait la formation obligatoire pour ceux qui veulent faire ce métier. Il y a aussi le désengagement de la SENELEC de contrôler la conformité des installations électriques et du matériel, ou un autre organe agréé par l’état avant la mise sous tension des installations avec l'obligation de déposer un schémas électrique aux normes. Et même si cela existait, on constate un laxisme total dans son application. Pour ce qui est des incendies dans les marchés le recours au solaire photovoltaïque pourrait être une solution. Car la consommation électrique dans les marchés est individuelle et les puissances installées dans les cantines ne dépassent rarement 500 W sauf pour les grands ateliers de tailleurs et certaines boutiques vendant de matériels électroménagers comme les téléviseurs. Et pour une puissance 500 Watt, deux panneaux solaires de 300 Watt crête suffisent plus un onduleur de 600 watt, un régulateur et une batterie 12 V 150 A.H. Tout cela pour un investissement global qui tournerait autour de 600 à 700 mille franc CFA. Ce projet pourrait être pris en charge par la mairie sur la base d’une étude technique et financière en partenariat avec les banques pour son financement. Les propriétaires de cantines, de façon consensuelle avec les mairies mettront en place un mode de paiement en tenant compte de leur revenu ; le temps d’amortir l’investissement et de disposer définitivement de leur générateur solaire. Cela devrait au préalable s’accompagner d’une sensibilisation des usagers sur le fonctionnement des sources d’énergie photovoltaïque ; ce qui éviterait à coup sûr les branchements clandestins source d’incendie pour la plupart des marchés. Vu la baisse progressive et rapide des coûts d’équipements photovoltaïques, l’état doit encourager les usagers à l’autoconsommation pour satisfaire la demande d’énergie dans le pays et réduire la fracture énergétique entre les villes et les milieux ruraux. Cette autoconsommation est non seulement souhaitable mais elle est inévitable, vu les avantages économiques qu’elle engendre. Elle permettra à l’état de réduire les investissements et l’entretien du réseau électrique en plus de créer des emplois. Elle favorisera l’insertion de la production des énergies renouvelables dans le réseau. Cette autoconsommation est plus souhaitable et plus avantageux que les champs photovoltaïques qui occupent de très grandes surfaces pour une production faible. ps: Cette contribution a été publiée sur www.xalimasn.com le 20/04/2017 que j'ai reprise ici. http://xalimasn.com/le-solaire-photovoltaique-la-solution-contre-les-incendies-des-marches-par-khadim-guisse/

jeudi 11 avril 2019

OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole)


OPEP pétrole
Une conférence des États membres se réunit deux fois par an en sessions ordinaires, ici en 2007. (©OPEP)

À RETENIR
  • L'OPEP est une organisation intergouvernementale réunissant 15 pays producteurs de pétrole (7 en Afrique, 6 au Moyen-Orient et 2 en Amérique du Sud). Son objectif historique est l’orientation à la hausse des cours du pétrole et la maîtrise de son cycle de production.
  • En 2017, l’OPEP a compté pour 42,6% de la production mondiale de pétrole. Les réserves prouvées de ses pays membres atteignaient 1 218,8 milliards de barils à fin 2017, soit 71,8% des réserves mondiales.
  • L'influence de l’OPEP sur les cours du pétrole a chuté depuis les années 1990, à l’image de sa part dans la production mondiale.
Sommaire
Définition et catégories
L’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole), dénommée OPEC en anglais (Organization of Petroleum Exporting Countries), est une organisation intergouvernementale fondée à l’issue de la conférence de Bagdad le 14 septembre 1960 par l’Arabie saoudite, le Koweït, l’Irak, l’Iran et le Venezuela.
Cette organisation est créée à l’initiative de Juan Pablo Pérez Alfonzo, alors ministre du développement du Venezuela, qui souhaite en faire une force de régulation du marché pétrolier. Elle vise à rééquilibrer les relations entre les pays producteurs et les compagnies pétrolières occidentales qui régissent le marché depuis sa création à la fin du XIXesiècle.
L'OPEP réunit aujourd'hui 15 pays membres : l'Algérie, l'Angola, l'Arabie saoudite, le Congo, l'Équateur, le Gabon, la Guinée équatoriale, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigéria, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Venezuela.
Au-delà du contexte économique, l’action de l’OPEP sur l’évolution des prix du pétrole est étroitement liée à l’environnement géopolitique. L’influence de l’organisation décroit depuis les années 1990, à l’image de sa part dans la production mondiale de pétrole (55% en 1970, 42,6% en 2017(1)).
Fonctionnement
Le premier objectif de l’OPEP est l’orientation à la hausse du cours du pétrole et la maîtrise de son cycle de production. Mi-2014, l'Arabie saoudite, qui a historiquement joué le rôle de « swing producer », a toutefois privilégié la défense de ses parts de marché face à l'augmentation de la production américaine, dans un contexte de forte chute des cours. Fin 2016, l'OPEP a conclu avec onze pays non membres de l'organisation (dont la Russie) un accord visant à réduire l’offre globale de pétrole sur les marchés et faire ainsi remonter les prix.
Depuis 1982, l'OPEP dispose d'un système de régulation de la production et du prix de vente au moyen d'un montant total de production (légèrement supérieur à 30 millions de barils de brut par jour). Ce volume de production est défini en fonction des réserves des pays membres et est ajusté en fonction des besoins des pays consommateurs (le système de quotas de production par pays membre a été arrêté en 2011). À ce titre, l’OPEP est parfois présentée comme un cartel de producteurs malgré les dissensions internes. L'accord conclu fin 2016 avec d'autres producteurs hors OPEP (« OPEP+ »), prolongé depuis à plusieurs reprises, précise à nouveau des plafonds de production pour chacun de pays membres de l'organisation.
L’OPEP gère un « panier » qui fixe un prix de référence à partir des prix de quinze pétroles bruts aux qualités différentes.
Le fonctionnement de ce système de régulation est toutefois affecté par les fluctuations du cours du dollar, monnaie de transaction du pétrole : le pouvoir d’achat des pays producteurs diminue lorsque le cours du dollar baisse et inversement.
De plus, l’OPEP gère un instrument de quantification : le panier de l'OPEP (ORB)(2) qui fixe un prix de référence à partir des prix de quinze pétroles bruts (un par pays membre) aux qualités différentes reflétant les principales exportations de bruts des pays membres (par exemple, l'« Arab Light » d'Arabie saoudite). Entre juin 2015 et décembre 2015, le prix moyen du pétrole au sein de ce panier a baissé de 44% (pour atteindre 33,6 $ par baril en moyenne en décembre 2015). Il a depuis plus que doublé, atteignant 72,3 $/b en août 2018(3).
Ce panier est concurrencé par le WTI et le Brent dont les prix ne diffèrent le plus souvent que de quelques centimes. La gestion de la production et des prix est prolongée par l’évaluation périodique des réserves disponibles.
Le cartel de l'OPEP est également un organe de collecte, de traitement et de diffusion d’informations sur le pétrole et sur l’environnement économique de cette ressource (ex : diffusion mensuelle de rapports sur le marché du pétrole).
Passé et présent
Entre février 1959 et 1960, les grandes compagnies pétrolières occidentales imposent des baisses de prix du pétrole pour affaiblir leurs concurrents. Cela affecte les revenus pétroliers des pays producteurs qui ont un statut de concédants et qui perçoivent des royalties basées sur des taux dérisoires et des taxes tout aussi modérées. Les 5 pays fondateurs (à l’origine de 82% des exportations mondiales) se réunissent au sein de l’OPEP alors que les 8 compagnies majors(4) contrôlent 90% de la production et 75% de la capacité mondiale de raffinage.
Jusqu'au début des années 1970, l'OPEP ne parvient pas à provoquer une hausse des prix du pétrole en raison de ses rivalités internes et de l’inexpérience de ses membres. Son influence est aussi largement entravée par des causes externes telles que la surabondance de l’offre, notamment due à l’exploitation de nouveaux gisements au Moyen-Orient.
En 1971 et 1972, une vague de nationalisations de la production influe sur les relations entre pays producteurs et compagnies pétrolières exploitantes.
Durant les années 1970, les pays de l'OPEP contrôlent plus de 55% de l'offre mondiale de pétrole et fixent des quotas de production. Les pays producteurs renforcent leur coopération dans un contexte de demande croissante. Entre 1970 et 1973, le prix du baril de pétrole passe ainsi de 1,80 $ à 3,01 $.
En 1971 et 1972, une vague de nationalisations de la production (Algérie, Egypte, Syrie, Irak) influe sur les relations entre pays producteurs et compagnies pétrolières exploitantes. Le système des concessions tombe peu à peu en déshérence, remplacé par des « joint ventures » : compagnies étrangères et États créent une société d’exploitation dont le capital est réparti à parts égales, soit 50% du permis pétrolier pour chacun(5).
En octobre 1973, la guerre du Kippour entre Israël et l'Égypte(6) déclenche le premier choc pétrolier : les principaux producteurs du golfe Persique décident d'augmenter de 70% le prix du baril de pétrole brut. L’OPEP organise un embargo pétrolier contre les pays qui soutiennent Israël et réduit sa production de 25%. En décembre 1973, deux mois après le début de la guerre, la hausse moyenne du prix du baril a atteint 130%. Après 1973, sous le contrôle de l'OPEP, le prix du pétrole se stabilise à la hausse aux alentours de 10 $ par baril.
La révolution iranienne en 1979 puis la guerre Irak-Iran en 1980 provoquent une nouvelle crise pétrolière. Le prix du baril dépasse alors 35 $. La réaction des pays consommateurs de l’OCDE, représentés notamment par l’AIE, modère le pouvoir pris par l’OPEP.
En 1982, un contre-choc pétrolier (baisse des prix) est initié par l’Iran qui souhaite augmenter sa part de marché et ainsi financer la guerre contre l’Irak. La baisse de prix du baril à 15 $ décide l’OPEP à adopter le système des quotas par pays membres (en vigueur jusqu'en 2011). L’OPEP connaît alors l’apogée de son influence et constitue une vraie force de régulation des cours.
Au cours des années 1990, l'influence de l’OPEP sur les prix des cours décline pour trois raisons : des divergences internes et la violation des quotas de production par certains de ses membres, l’échec d’extension de sa zone d’influence aux nouveaux producteurs (Russie, Mexique, Norvège, Royaume-Uni, Colombie, etc.) et l’influence des marchés de Londres et de New York qui orientent notablement les cours.
Enjeux
Après avoir limité son action à l’amélioration des recettes tirées de l’exploitation pétrolière par les pays membres, l’OPEP est devenue un interlocuteur économique majeur capable d’influer sur le prix d’une ressource stratégique. Elle est aussi implicitement devenue un acteur politique de premier plan, en particulier dans le cadre du conflit israélo-palestinien.
Emmenée par l’Arabie saoudite, l'OPEP a pour objectif de concilier l’optimisation des revenus de ses membres et la gestion sur le long terme de leurs ressources pétrolières tout en préservant la stabilité des relations et des échanges avec les pays clients.
La réalisation de cet objectif paradoxal implique un contrôle permanent sans faille des prix mondiaux du pétrole. À partir de mi-2014, l'Arabie saoudite a toutefois refusé à plusieurs reprises de réduire sa production afin d'éviter de perdre des parts de marché au profit des États-Unis, devenu premier producteur mondial grâce à l'exploitation de ses hydrocarbures non conventionnels. Fin 2016, Riyadh a décidé avec les autres membres de l'OPEP, puis avec d'autres producteurs non membres de l'organisation dont la Russie, de plafonner à nouveau la production pétrolière pour faire remonter les cours.
La Russie, non membre de l'OPEP, produit autant que l’Iran, le Nigéria, le Venezuela, l'Algérie et l’Équateur réunis.
Cinquante ans après sa fondation, l’OPEP doit relever trois défis majeurs qui perdurent depuis les années 1990 :
  • la résolution des nouveaux conflits internes : la fracture entre membres pro et anti-Américains exacerbe ces conflits. L’Arabie saoudite, alliée traditionnelle des États-Unis, est confrontée à l’Iran et au Venezuela, deux des pays les plus ouvertement anti-Américains dans le monde, qui contestent son influence sur l’organisation. Au-delà des divergences idéologiques, une frontière se dessine entre les pays pour qui l’OPEP doit avant tout être l’animateur d’un marché de matières premières et ceux désireux d’en faire une arme plus politique ;
  • la montée en puissance de la Russie…et des autres : l’OPEP est le seul cartel dans son domaine et ne possède pas de moyen de pression sur les États qui n’en sont pas membres, notamment sur la Russie. Dopée par des investissements importants et des réserves a priori substantielles, la Russie s’est engagée dans une course à la production. Avec 11,3 millions de barils par jour en 2017(7), la Russie produit autant que l’Iran, le Nigéria, le Venezuela, l'Algérie et l’Équateur réunis. Fin 2016, le pays s'est engagé aux côtés de l'OPEP à plafonner sa production afin de faire remonter les cours du pétrole.
    La production croissante d'hydrocarbures non conventionnels aux États-Unis (qui ont fait du pays le premier producteur mondial avec 13,1 millions de barils par jour en 2017) est également susceptible de réduire l'influence de l'OPEP. Si cette influence tient encore à ses réserves d’hydrocarbures annoncées comme les premières au monde, personne ne sait les évaluer avec précision. Les nouveaux gisements découverts notamment au Canada ou au large du Brésil pourraient bouleverser la répartition mondiale de ces réserves et donc diminuer significativement la part de l’OPEP. Dans un contexte économique mondial difficile, la consommation de pétrole est soutenue par la croissance des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Sauf à convaincre de nouveaux États d’adhérer à son organisation, l’influence de l’OPEP sur les cours du pétrole pourrait décliner ;
  • les déclins simultanés de son influence et de l’économie pétrolière : la dépendance des pays industrialisés envers le pétrole décline (ex : la facture pétrolière de la France représentait 4% de son PIB en 1980 et 2,1% en 2014). A contrario, les pays de l’OPEP restent très dépendants du pétrole. À l’exception du Koweït et du Qatar, les membres ont encore peu développé un modèle économique pérenne pouvant relayer l’industrie pétrolière, or les revenus pétroliers représentent en moyenne plus de la moitié de leur PIB. Dans ce contexte, l'Arabie saoudite a développé une « Vision 2030 » visant à diversifier son économie. Les contextes politiques favorisent une certaine atonie dans la mesure où une partie importante des revenus du pétrole finance en priorité des activités militaires ou de maintien de l’ordre. Notons que la consommation de gaz naturel croît plus vite que celle de pétrole, ressource à laquelle se limite l’OPEP.
La conjugaison de ces facteurs affaiblit l’influence géopolitique de l’institution OPEP. Ce déclin est mis en exergue par la concurrence des marchés organisés apparus au début des années 1980. Ces marchés tels que le New York Mercantile Exchange (NYMEX) gèrent des contrats à terme ou des options dont les prix servent de plus en plus de référence de marché (le volume de pétrole brut traité par des contrats à terme a dépassé le volume de la production mondiale).
Acteurs
Le siège de l’OPEP est basé à Vienne (Autriche) et abrite les services du seul organe permanent, le secrétariat général, l’organe exécutif chargé de faire appliquer les résolutions de la conférence ou les décisions du conseil d’administration.
Le secrétaire général en poste depuis août 2016 est le Nigérian Mohammed Barkindo.
L’OPEP regroupe actuellement 15 pays membres : 
Afrique
  • l’Algérie : membre depuis 1969. Premier pays à avoir nationalisé la production d’hydrocarbures ;
  • l’Angola : membre depuis 2007. Une des plus grandes zones d’exploration, principalement menée comme la production par les grandes compagnies pétrolières de l’OCDE ;
  • le Congo : dernier pays membre ayant rejoint l'organisation (à l'été 2018) ;
  • le Gabon : membre qui avait quitté l'organisation en 1995 et qui l'a à nouveau rejointe en juillet 2016 ;
  • la Guinée équatoriale, pays ayant rejoint l'OPEP en mai 2017 ;
  • la Libye : membre depuis 1962. Un très grand potentiel d’exploration non exploité en raison du conflit touchant ce pays ;
  • le Nigéria : l’industrie pétrolière la moins nationalisée de l’OPEP ;
Amérique du Sud
Moyen-Orient
  • les Emirats arabes unis : membre depuis 1967. Un grand producteur aux réserves a priori déclinantes ;
  • l’Arabie saoudite : membre fondateur. Leader traditionnel de l’OPEP. Deuxième pays producteur au monde. Possèderait les plus vastes réserves conventionnelles ;
  • l’Iran : membre fondateur. Deuxième plus grand producteur de l'OPEP et quatrième plus grand exportateur de pétrole brut dans le monde ;
  • l’Irak : membre fondateur. Une production montant en puissance depuis la fin du conflit conduisant à la chute de Saddam Hussein ;
  • le Koweït : membre fondateur. Un gisement unique dont le pic de production serait atteint ;
  • le Qatar : membre depuis 1961. Des réserves de brut limitées, le pays se distinguant davantage par ses ressources gazières (3es réserves prouvées au monde).
Chiffres clés
Les réserves prouvées en pétrole des pays de l’OPEP atteignaient 1 218,8 milliards de barils à fin 2017, soit 71,8% des réserves prouvées dans le monde, selon les données de BP.
Il est à noter que, dans la mesure où la valorisation des compagnies pétrolières et la notation des pays producteurs dépend pour une part importante de l’appréciation des réserves, les montants communiqués, en particulier par l’OPEP, sont souvent surestimés.

connaissance des energies 


vendredi 5 avril 2019

Les énergies renouvelables vont-elles créer une nouvelle dépendance au béton ?


Éoliennes, batteries électriques ou panneaux photovoltaïques : la plupart des nouvelles technologies liées à l’énergie bas carbone nécessitent une quantité importante de ressources minérales, en particulier certaines « terres rares » ou encore des métaux dits technologiques (cadmium, cobalt, indium ou lithium, par exemple). Une demande trop importante à satisfaire pourrait limiter la diffusion à grande échelle des technologies « vertes ».
Mais d’autres matériaux de base, comme le cuivre, pourraient devenir tout aussi stratégiques dans le contexte de la transition énergétique. C’est également le cas du béton. Matériau structurel le plus utilisé aujourd’hui dans le monde, sa « criticité » est régulièrement évoquée.
En France, par exemple, certaines études montrent qu’il faudrait 30 millions de tonnes de béton pour implanter 20 000 nouvelles éoliennes (pour ajouter une puissance de 80 GW(1), au regard des 14 GW déjà implantés). Ce chiffre n’a pas manqué de faire réagir des associations anti-éoliennes(2).
En portant ces besoins en béton à l’échelle mondiale, les interrogations, voire des craintes, émergent. Mais qu’en est-il réellement ? Va-t-on manquer de béton dans les prochaines décennies ?
10 milliards de tonnes produites chaque année
Le béton est un mélange, dont les proportions varient, d’un liant hydraulique (traditionnellement le ciment), de granulats (dont le gravier ou le sable), d’eau, d’adjuvants et parfois de fibres. L’eau provoque une réaction chimique de prise avec le ciment qui, en durcissant à l’air, lie tous les composants en un ensemble homogène et résistant.
Durable et bon marché, le béton est aujourd’hui le matériau de construction le plus utilisé au monde. S’il est difficile d’en connaître le niveau de production, les estimations s’établissent autour de 10 milliards de tonnes chaque année (soit l’équivalent de plus d’une tonne par Terrien par an !).
Mais le béton reste un matériau « hostile » à la transition énergétique : sa production nécessite beaucoup d’énergie et contribue aux émissions de gaz à effet de serre (GES) dont l’accumulation dans l’atmosphère perturbe le climat. Ces émissions représentent ainsi 8 à 9% des émissions d’origine humaine globales de CO2. Et la fabrication du béton mobilise plus de 2,5%(3) de la demande d’énergie primaire mondiale.
Plus précisément, c’est la production du clinker – composant essentiel du ciment résultant de la cuisson à très haute température d’un mélange composé principalement de calcaire et d’argile – qui s’avère majoritairement responsable de ces émissions, en raison de la combustion de combustibles fossiles, mais également de la chimie de la réaction qui libère du CO2.

Schéma simplifié de la production du béton. (©Auteurs)

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Les énergies renouvelables vont-elles créer une nouvelle dépendance au béton ?

samedi 23 février 2019

Comment distinguer les différentes lignes électriques ?


Reconnaître les lignes électriques
Chaîne d’isolateurs sur des lignes électriques (©EDF-Bruno Conty)

La façon la plus aisée de distinguer ces différentes lignes est d’observer leurs supports et le nombre d’isolateurs qui changent en fonction de la tension du courant transporté.
On distingue schématiquement :
·         Les lignes à très haute tension (400 000 V et 225 000 V) et à haute tension (principalement 63 000 V) qui acheminent l’électricité des grandes unités de production jusqu’à des transformateurs. Elles sont soutenues par des pylônes dont la forme et la largeur varient en fonction de l’environnement. Ces pylônes en acier sont souvent en « treillis » (assemblage formant une triangulation)(1). Généralement, plus la tension de la ligne est élevée, plus les pylônes sont hauts. Un pylône soutenant une ligne de 400 000 V peut atteindre 90 m de haut ;
·         Les lignes à moyenne tension et basse tension (entre 20 000 et 230 V) qui acheminent l’électricité depuis des transformateurs jusqu’aux consommateurs finaux. Elles sont soutenues par des poteaux électriques généralement en bois ou en béton. Ceux-ci ne mesurent que 10 à 14 m de haut.
Le courant est transporté au sein de câbles qui forment des « conducteurs électriques ». Ils sont nus (non isolés) pour en limiter le poids et sont accrochés aux pylônes ou aux poteaux via des chaînes d’isolateurs. Les isolateurs sont généralement des galettes en verre ou en porcelaine. On en dénombre jusqu’à 19 par chaîne sur les lignes à très haute tension du réseau de transport et jusqu’à 3 par chaîne sur les lignes à moyenne et basse tension du réseau de distribution.
Aspect des différents pylônes électriques (©EDF)
Aspect des différents pylônes électriques (©EDF)


source: connaissance des énergies

Comment juge-t-on la « qualité » de l’électricité ?


Coupures d'électricité


La « qualité de l’électricité » est une notion définie  à partir de trois grands critères : la continuité de l’alimentation, la qualité de l’onde de tension et la qualité de service.

La continuité de l’alimentation est jugée au regard de la fréquence des coupures d’électricité « longues » (plus de 3 minutes) et « brèves » (moins de 3 minutes) perçue par les clients ainsi que de la durée des coupures longues cumulées. 

La qualité de la tension s’apprécie au regard de l’amplitude et de la fréquence des écarts par rapport à la valeur nominale de l’onde de tension délivrée par le réseau qui perturbent le fonctionnement des appareils électriques raccordés : l’onde de tension nominale prend idéalement la forme d’une sinusoïde d’amplitude (400 V en triphasé sur le réseau basse tension) et de fréquence (50 Hz) constantes.

La qualité de service juge enfin la relation entre les gestionnaires de réseaux et leurs utilisateurs, par exemple le délai d’un raccordement ou d’une intervention d’urgence.

SOURCE: CONNAISSANCE DES ENERGIES

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