vendredi 6 décembre 2019

Quelle est la différence entre solaire photovoltaïque et thermique?

Photovoltaïque et thermique
L'énergie solaire peut être exploitée par différentes technologies de panneaux. Ici, des panneaux photovoltaïques. (©photo)







L’énergie transportée par le rayonnement solaire peut être exploitée par différentes technologies selon l’usage final recherché. Les technologies solaires photovoltaïques transforment ce rayonnement directement en électricité tandis que les technologies solaires thermiques exploitent l’énergie calorifique que ce rayonnement crée dans des matériaux l’ayant absorbé.
Dans le cas du solaire photovoltaïque, une partie du rayonnement solaire est captée au moyen d’une cellule photoconductrice. Les photons composant ce rayonnement mettent en mouvement des électrons au sein de la cellule, ce qui produit un courant électrique. Un pavage de miroirs ou de lentilles peut permettre de concentrer le rayonnement solaire sur une petite cellule à hautes performances convertissant une part plus étendue du spectre lumineux en énergie électrique. On parle alors de technologie photovoltaïque à concentration.
Dans le cas du solaire thermique, c’est la chaleur issue de l’absorption du rayonnement par des capteurs thermiques qui est exploitée. Cette énergie calorifique est transmise à un fluide qui permet par exemple de chauffer une surface (ex : plancher) ou de l’eau sanitaire (dans un « chauffe-eau »). L’énergie solaire thermique peut également servir à rafraîchir des bâtiments par absorption de chaleur.
Notons qu’il est également possible de convertir l’énergie solaire thermique en électricité par le biais d’un système solaire à concentration thermodynamique : le rayonnement est concentré au moyen de miroirs sur un fluide caloporteur qu’il chauffe à haute température. La vapeur sous haute pression résultant de la chaleur du fluide actionne un turboalternateur pour produire de l’électricité.

Les installations solaires peuvent-elles fonctionner quand le ciel est nuageux ?

Photovoltaïque avec nuages

Les trois grandes catégories d’installations solaires ne réagissent pas de la même manière par ciel dégagé (rayonnement direct) et par ciel fortement nuageux (rayonnement diffus).
  • Une installation solaire photovoltaïque (classique ou à concentration) peut fonctionner. Les cellules de silicium qui la compose captent les deux types de rayonnement. Néanmoins, ses performances sont proportionnelles à la luminosité et plus ou moins optimales selon la chaleur. La puissance est optimale à une température proche de 25°C, elle décroît au-delà.
  • Une installation solaire thermique peut fonctionner. En ne captant pas le rayon solaire en lui-même mais la chaleur qui s’en dégage, elle est moins sensible aux variations de lumière. Un temps nuageux n’empêche donc pas nécessairement le soleil de chauffer le fluide caloporteur (transporteur de chaleur) reliés aux capteurs thermiques.
  • Les installations solaires thermiques à concentration comme les tours solaires, les miroirs de Fresnel ou les moteurs Stirling fonctionnent difficilement. En effet, les concentrateurs doivent recevoir les rayons parallèlement à leur axe optique. Dans le cas d’une couche nuageuse étendue et très épaisse, la performance est donc quasiment nulle. En présence de nuages éparses ou de faible densité, une partie du rayonnement direct est dispersé (rayons diffus). Les performances de l’installation sont alors réduites en proportion de la part restante du rayonnement direct. Un seuil minimum de rayonnement direct est toutefois requis. Par ailleurs, le développement de solutions de stockage permet d’apporter une autonomie croissante aux installations, notamment en cas d’intempéries.

vendredi 11 octobre 2019

Les énergies renouvelables vont-elles créer une nouvelle dépendance au béton ?

Emmanuel Hache
Emmanuel Hache, Économiste et prospectiviste, IFP Énergies nouvelles
Clément Bonnet, Économiste, IFP Énergies nouvelles
Gondia Sokhna Seck, Spécialiste modélisation et analyses des systèmes énergétiques, IFP Énergies nouvelles
Marine Simoën, Ingénieure de recherche en économie, IFP Énergies nouvelles
Éoliennes, batteries électriques ou panneaux photovoltaïques : la plupart des nouvelles technologies liées à l’énergie bas carbone nécessitent une quantité importante de ressources minérales, en particulier certaines « terres rares » ou encore des métaux dits technologiques (cadmium, cobalt, indium ou lithium, par exemple). Une demande trop importante à satisfaire pourrait limiter la diffusion à grande échelle des technologies « vertes ».
Mais d’autres matériaux de base, comme le cuivre, pourraient devenir tout aussi stratégiques dans le contexte de la transition énergétique. C’est également le cas du béton. Matériau structurel le plus utilisé aujourd’hui dans le monde, sa « criticité » est régulièrement évoquée.
En France, par exemple, certaines études montrent qu’il faudrait 30 millions de tonnes de béton pour implanter 20 000 nouvelles éoliennes (pour ajouter une puissance de 80 GW(1), au regard des 14 GW déjà implantés). Ce chiffre n’a pas manqué de faire réagir des associations anti-éoliennes(2).
En portant ces besoins en béton à l’échelle mondiale, les interrogations, voire des craintes, émergent. Mais qu’en est-il réellement ? Va-t-on manquer de béton dans les prochaines décennies ?
10 milliards de tonnes produites chaque année
Le béton est un mélange, dont les proportions varient, d’un liant hydraulique (traditionnellement le ciment), de granulats (dont le gravier ou le sable), d’eau, d’adjuvants et parfois de fibres. L’eau provoque une réaction chimique de prise avec le ciment qui, en durcissant à l’air, lie tous les composants en un ensemble homogène et résistant.
Durable et bon marché, le béton est aujourd’hui le matériau de construction le plus utilisé au monde. S’il est difficile d’en connaître le niveau de production, les estimations s’établissent autour de 10 milliards de tonnes chaque année (soit l’équivalent de plus d’une tonne par Terrien par an !).
Mais le béton reste un matériau « hostile » à la transition énergétique : sa production nécessite beaucoup d’énergie et contribue aux émissions de gaz à effet de serre (GES) dont l’accumulation dans l’atmosphère perturbe le climat. Ces émissions représentent ainsi 8 à 9% des émissions d’origine humaine globales de CO2. Et la fabrication du béton mobilise plus de 2,5%(3) de la demande d’énergie primaire mondiale.
Plus précisément, c’est la production du clinker – composant essentiel du ciment résultant de la cuisson à très haute température d’un mélange composé principalement de calcaire et d’argile – qui s’avère majoritairement responsable de ces émissions, en raison de la combustion de combustibles fossiles, mais également de la chimie de la réaction qui libère du CO2.


Schéma simplifié de la production du béton. (©Auteurs)

Vers un béton plus « propre » ?
Selon les estimations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE)(4), la production de chaque tonne de ciment émet 540 kg de CO2. Ce nombre varie en fonction de la composition du ciment et de la région du monde où il est produit. Étant donné sa faible valeur commerciale et son poids important à transporter, le marché reste très régionalisé, avec peu d’échanges au niveau international(5). Par conséquent, il est rare que soient délocalisées les externalités négatives (pollution locale et émissions de GES) qui lui sont associées.
Aujourd’hui, de nombreuses solutions existent pour réduire les émissions liées à la production du ciment. L’AIE prévoit ainsi une diminution de 24% des émissions directes liées à l’industrie cimentière(6) grâce à la diminution de la part de clinker, à l’amélioration de l’efficacité énergétique des procédés, à l’utilisation de combustibles alternatifs ou encore à l’usage de technologies de capture et de stockage du CO2 (carbon capture and storage).
Si certaines entreprises sont déjà bien engagées dans des objectifs de réduction de leur empreinte carbone, la mise en œuvre de ces mesures reste très incertaine à l’échelle mondiale. D’autant qu’avec la croissance de la population, l’AIE estime que la production de ciment pourrait augmenter de 23%(7) d’ici 2050.
En parallèle de ces considérations climatiques émergent d’autres problématiques, comme la demande en eau dans certaines régions en stress hydrique(8) et la demande croissante en sable ; son prélèvement à proximité des côtes engendre l’érosion du littoral(9) et le retrait des plages, menaçant le tourisme, l’agriculture et les écosystèmes marins.
Des technologies plus ou moins gourmandes
On le voit, la production du béton concentre les objectifs en matière de réduction des émissions de GES. Mais qu’en est-il du béton nécessaire à la transition énergétique, et plus précisément dans le secteur électrique ? Nous avons tenté de quantifier cette demande future(10).
À l’avenir, les besoins seront intimement liés aux technologies déployées, mais ils varient considérablement de l’une à l’autre : les barrages hydrauliques et les éoliennes sont très consommateurs de béton, les panneaux photovoltaïques beaucoup moins.
Les demandes en béton – donc en eau, en ciment et en granulat – seront, on le comprend, intrinsèquement liées aux futurs mix électriques développés par les États.

TechnologieContenu béton (t/MW)
Éolien onshore421
Éolien offshore650
Nucléaire523
Pétrole244
Charbon252
Biomasse510
Gaz naturel (cycle combiné)36
Géothermie0
Hydraulique3 000
Solaire thermique10
Solaire photovoltaïque10
Source : EcoInvent Data, UNEP (2016), Vidal (2017)
Contenu béton des différentes technologies de production électrique.

Pour estimer ce volume nécessaire à l’implantation du nouveau mix électrique mondial à l’horizon 2050, les scénarios prospectifs du secteur énergétique (comme ceux fournis par l’AIE) permettent de déterminer les volumes de matériaux nécessaires à leur réalisation.
Le rapport Energy Technology Perspectives de 2017(11) décrit par exemple trois mix électriques mondiaux et régionaux pour les décennies à venir, en fonction de l’élévation globale des températures d’ici 2100 : + 2,7 °C (scénario RTS) ; + 2 °C (scénario 2DS) ; + 1,75 °C (scénario B2DS).
Il faut également prendre en compte la durée de vie plus courte des installations renouvelables (25 ans en moyenne pour l’éolien et le solaire contre 35 ans en moyenne pour les centrales thermiques traditionnelles) et leur démantèlement. On peut alors déduire la somme des capacités à installer d’ici à 2050 pour répondre au besoin des scénarios de l’AIE.

Nouvelles capacités électriques installées
Cumul des nouvelles capacités électriques installées entre 2014 et 2050, selon les différents scénarios de l'AIE. (©Auteurs)

Une part relativement faible dans la demande globale de béton
En associant à chaque technologie un contenu matière (kg/MW) – et en multipliant celui-ci par les capacités nouvelles à installer sur la période 2014-2050 –, il devient alors possible d’estimer les quantités de matériaux nécessaires à la transition énergétique dans le secteur électrique.
La production de ciment étant le principal facteur responsable de l’impact du béton sur le climat, il constitue la base des calculs suivants. Dans les hypothèses retenues, le ciment représente 15% en moyenne de la masse du béton(12).
Selon notre étude(13), les scénarios pour 2050 exigent une demande croissante de ciment. Au niveau global, la part du ciment consacrée à l’installation de l'ensemble des nouvelles capacités électriques entre 2014 et 2050 ne représenterait toutefois que 0,8% de la demande cumulée de ciment d’ici à 2050 – soit environ un tiers de la production mondiale actuelle, la majorité du ciment étant utilisé dans le secteur de la construction.
Les émissions de CO2 liées à la production de ciment pour le secteur électrique seraient également négligeables au regard de la baisse des émissions attendues grâce au nouveau parc électrique mondial composé d’énergies renouvelables. Le ciment ne devrait donc pas limiter le déploiement des nouvelles capacités nécessaires aux trois scénarios proposés par l’AIE.

ScénarioDemande cumulée de ciment liée à l'ensemble des nouvelles capacités électriques (2014-2050)Émissions cumulées directes de CO2 (2014-2050)
RTS1 016 Mt (scénario de référence)549 Mt
2DS1 205 Mt (+ 19% par rapport au scénario RTS)650 Mt
B2DS1 300 Mt (+ 28% par rapport au scénario RTS)702 Mt
Estimations de la demande cumulée de ciment relative aux nouvelles capacités d’ici 2050 et émissions de CO₂ associées. (©Auteurs)

Une demande en ciment inégalement répartie
La Chine, premier producteur mondial, représente environ un quart de la demande globale de ciment (soit l’équivalent de la demande de tous les pays de l’OCDE confondus). Elle est suivie de l’Inde, deuxième pays possédant la croissance de la demande d’électricité la plus forte d’ici 2050.
Mais, pour traduire la dépendance d’un mix électrique à une ressource, il faut recourir à un autre indicateur : la demande par capacité installée (Mt ciment/GW installé), dite ici « intensité-ciment ». On peut également traduire cette information pour les émissions de CO2 liées à la production du ciment (Mt CO2/GW installé).
La moyenne mondiale est biaisée par le poids de la Chine et il existe parfois de grandes disparités entre régions. Par exemple, l’intensité ciment du Brésil est trois fois plus importante que celle du Mexique. Au sein d’une même région, on observe également une différence de demande significative selon les scénarios. Le mix électrique russe consommerait 30% de plus de ciment dans un scénario « + 1,75 °C » que « + 2,7 °C ».
Le ciment nécessaire à la transition énergétique est également à mettre en relation avec la production annuelle de chaque pays : en Russie ou au Brésil, il pourrait en représenter plus de 85%, contre 12% en Chine. L’impact de la production de ciment liée à la transition dans le secteur de l’électricité demeure significatif dans les pays en développement marqués par une forte urbanisation (donc avec des besoins importants de ciment par ailleurs).

Capacités installées cumulées (2014-2050) (GW)Intensité ciment par nouvelle capacité installée (Mt/GW)Intensité CO2 de la production de ciment par capacité installée (Mt CO2/GW)
RTS2DSB2DSRTS2DSB2DSRTS2DSB2DS
Chine4 0944 2764 142706972383739
Inde1 6262 3042 346726668393637
États-Unis1 8612 2472 318454750242527
Union européenne1 2941 3541 448646763343634
ASEAN6719521 10710498108565358
Brésil268290301174150160948187
Russie214269316118157152648582
Mexique219255283344948182626
Afrique du Sud121164158535354292929
Monde13 80115 80016 629747678404142
©Auteurs

Pas d’obstacle au développement des ENR
Nos travaux démontrent donc plutôt une absence de criticité sur la ressource béton – et plus particulièrement ciment – à l’horizon 2050 dans le cadre de la transition du secteur électrique.
En revanche, le contexte d’urbanisation croissante et de réduction des émissions de CO2 implique des enjeux bien plus forts pour l’industrie du béton au niveau global, et invite à la réflexion sur la coordination des politiques urbaines et énergétiques.
Si les seules productions et consommations de béton nécessaires au développement des énergies renouvelables peuvent difficilement apparaître comme des aspects limitants dans le futur, d’autres aspects, comme la dégradation des paysages ou la consommation d’eau, pourraient être soulevés dans le déploiement des énergies renouvelables.

mercredi 18 septembre 2019

Alimentation du futur : on mangera quoi demain ?


Résumé : D’ici 2050, la Terre devra nourrir 10 milliards d’individus. Et c’est un vrai problème pour l’écologie ! En plus des ressources naturelles qui s’épuisent, l’industrie agroalimentaire est aujourd’hui responsable de 30% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Pour ralentir cette pollution et économiser nos ressources, un changement de nos modes de consommation est inévitable. Alors, qu’est-ce qu’on mange demain, et comment faire pour manger tout aussi bien en polluant moins ?

L’industrie alimentaire, notre meilleure pollueuse !

Aujourd’hui, l’impact environnemental de notre consommation est énorme. Pour nourrir quotidiennement 7 milliards de personnes, l’activité agroalimentaire produit 30% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Elle utilise également 70% de l’eau potable consommée sur la planète tous les ans, soit 1 800 milliards de mètres cubes d’eau !
Un rapport du GIEC rendu public le jeudi 8 août 2019 souligne l’importance de changer nos régimes alimentaires si nous voulons agir contre le réchauffement climatique. Notamment, la consommation de viande est très polluante, puisqu’elle comptabilise à elle seule 7 milliards de tonnes de CO2, et représente 78% des émissions de gaz à effet de serre du milieu agricole. On estime d’ailleurs que la production d’un kilogramme de viande bovine correspond à l’émission de 27 kilogrammes de gaz à effet de serre. La production de viande est également très consommatrice d’eau et de céréales… Qui induisent eux-mêmes des émissions de gaz à effet de serre pour être produits et acheminés !
« La croissance de la population mondiale et la consommation par habitant de denrées, d’aliments pour animaux, de fibres, de bois et d’énergie ont entraîné des taux sans précédent d’usage des terres et d’eau douce ». – Rapport du GIEC du 8 août 2019
L’impact environnemental de notre alimentation est donc énorme, et ne cesse de s’alourdir, puisque la production et la consommation d’aliments augmentent de concert avec l’augmentation de la population ! 10 milliards de personnes sont attendus sur terre d’ici 2050, ce qui rend urgent la production de nouveaux aliments moins polluants, mais aussi de changer la manière que nous avons de consommer la nourriture.

Que dois-je changer dans mon alimentation ?

Comment faire pour réduire l’impact environnemental de nos habitudes alimentaires ? Une chose est sûre, réduire sa consommation de viande, voire même l’éliminer, est une première solution. Dans son rapport, le GIEC conseille d’ailleurs l’adoption d’un régime alimentaire « flexitarien », qui consiste à consommer plus de protéines végétales que de protéines animales. Dans l’idéal, il faudrait que chacun puisse diminuer d’environ 70% sa consommation de viande, et de 50% sa consommation d’œuf et de lait !
alimentation végétarien
Aujourd’hui, de plus en plus de personnes pratiquent d’ailleurs le veganisme et ne mangent plus ni viande ni poisson, que ce soit pour des raisons éthiques ou écologiques. En France, le marché vegan et végétarien aurait augmenté de 24% en 2018 !
Le saviez-vous ?
42% des ménages indiens sont végétariens. C’est le pays qui comptabilise le plus de foyers végétariens dans le monde !
Un panier de course végétarien est bien plus écologique qu’un panier de course classique. Aussi, il est beaucoup plus économique, et coûte environ 30% moins cher. Pour faire un rééquilibrage alimentaire, les légumineuses peuvent se substituer à la viande pour aider les consommateurs à adapter leur alimentation, ainsi que le soja, les noix et les graines.
Les chercheurs considèrent d’ailleurs que l’assiette de demain se composera d’uniquement 94 grammes de viande par jour, contre 185 aujourd’hui. Les protéines végétales constitueront les deux tiers de nos apports en protéines, et nous consommeront beaucoup plus de fruits, de légumes et de graines. Enfin, les consommateurs ne voulant se passer ni de viande ni de poisson sont encouragés à favoriser la consommation de poissons et crustacés issus de l’aquaculture.
Si tous les consommateurs adoptaient ces habitudes d’alimentation, les chercheurs estiment que 56% des émissions de gaz à effet de serre pourraient être endiguées d’ici 2050 !

Les aliments du futur

Mais alors, qu’y aura-t-il dans nos assiettes en 2050 ? De nombreux nouveaux aliments vont faire leur apparition dans les années à venir ! L’objectif : une alimentation moins polluante, plus nutritive, et qui ne menace pas nos écosystèmes. Petit top 6 des aliments que vous risquez très certainement de voir apparaître dans votre assiette ces prochaines années !

1. Des insectes

La nourriture star du futur : les insectes ! Dans certains pays comme la Chine, ils sont d’ailleurs déjà beaucoup consommés. Cela fait donc longtemps que les insectes sont prédits comme étant la nourriture de demain. Et pour cause : en plus d’être très nutritifs, les ressources d’insectes sont inépuisables.
Le saviez-vous ?
Les insectes ont un taux de protéine supérieur aux végétaux, viandes, œufs et volailles. Ce taux peut atteindre 75% sur un extrait sec !
Les sauterelles, araignées et autres criquets semblent donc être la solution la plus évidente pour pallier au problème de la production de viande, très polluante et qui nécessite trop de surface agricole. Mais aussi pour nourrir les 10 milliards d’êtres humains qui peupleront la terre dans une trentaine d’année !
Manger des insectes en guise de protéines animales permettra donc de participer au maintien de la biodiversité, puisque cela réduira la pollution agricole et la déforestation, tout en limitant la production de nourriture animale intensive. Aussi, on considère que la culture des insectes émet jusqu’à 100 fois moins de gaz à effet de serre que la culture de viande de porc ou de bœuf.
alimentation insectes

2. De la viande et du poisson de synthèse

Trois grandes entreprises, Beyond Meat, Memphis Meats et Impossible Foods, en ont déjà fait leur fer de lance : puisque l’apport de protéines animales semble être la première préoccupation des scientifiques et des populations concernant l’alimentation dans les années à venir, ces entreprises se sont lancées dans la conception de viande de substitution.
L’objectif ? Reproduire un steak. Le goût, l’odeur, la texture… Mais sans la viande. Le pari fait par ces entreprises est de limiter les changements radicaux dans les modes de consommation, et de trouver des alternatives à la consommation de viande animale. Ces steaks garantiraient également, dans l’idéal, de meilleures propriétés nutritionnelles.
Si la consommation de poisson est aujourd’hui conseillée pour se substituer à la consommation de viande, certaines entreprises travaillent également à créer du poisson et des crustacés de synthèse à base de plantes. De nombreuses recherches sont par exemple concentrées sur la reproduction du thon, une espèce aujourd’hui fortement menacée par la pêche industrielle.
Le saviez-vous ?
La startup Amini propose déjà dans plusieurs supermarchés américains une alternative au thon !
La viande et le poisson de synthèse ont un gros potentiel pour changer nos modes de consommation et réduire les émissions de gaz à effet de serre induites par l’industrie agro-alimentaire, sans pour autant changer radicalement nos habitudes. En témoigne les nombreuses subventions d’investisseurs comme Bill Gates ou Tyson Foods, qui misent sur l’avenir de ces entreprises et accompagnent leur développement.

3. Du poisson issu de l’aquaculture

Nous mangeons déjà du poisson issu d’élevages. Mais l’aquaculture est souvent critiquée pour la mauvaise qualité des produits fournis, et surtout pour ne pas respecter la planète. Des centres de recherche s’évertuent donc à trouver des solutions pour développer une aquaculture plus respectueuse de l’environnement !
L’aquaculture permettrait de répondre à la demande croissante de poisson, sans menacer les écosystèmes déjà en place. Mais ce type de production rejette à l’heure actuelle beaucoup de déchets, et consomme aussi des huiles et farines de poissons en grande quantité. Le centre Breton de Pisciculture expérimentale à Sizun travaille par exemple pour remplacer l’usage de produits animaux par des substances végétales pour nourrir les poissons. Le but est de produire des poissons meilleurs, tout en polluant le moins possible.
alimentation 3D

4. De la nourriture en impression 3D

Non, ce n’est pas Star Trek ! Des imprimantes 3D alimentaires sont désormais capables de recréer des plats à partir de pâtes comestibles. Certes, le goût n’est jamais au rendez-vous pour le moment. Mais ces machines peuvent désormais recréer du chocolat, des pâtes ou encore du sucre avec les mêmes qualités nutritionnelles !
Cette technologie pourra très certainement proposer de vrais repas à terme. L’impression de nourriture en 3D n’est d’ailleurs pas nouvelle, puisque la NASA avait commencé en 2006 à financer des recherches dans le but de s’en servir pour nourrir les astronautes en mission dans l’espace. La Chef 3D, conçue en collaboration avec BeeHex, peut imprimer une pizza en 3D, qu’il faut ensuite tout simplement mettre au four !

5. Des aliments non périssables

Une autre solution est de repousser la date de consommation limite de nos aliments ! Le glycérol est un composé chimique utilisé dans de nombreuses compositions pharmaceutiques. L’armée américaine se sert notamment de ce composé pour enrober les aliments et mieux les conserver.
Une pizza conservée dans du glycérol voit par exemple sa date de conservation repoussée jusqu’à 3 ans ! Appliquée à nos aliments,  cette utilisation du glycérol pourra permettre de réduire les déchets alimentaires et de conserver la nourriture plus longtemps.
alimentation OGM

6. Des aliments génétiquement modifiés

N’en déplaise aux puristes et autres amateurs d’une alimentation « naturelle », très à la mode dans les stratégies marketing en 2019, l’alimentation du futur sera génétiquement modifiée. Nous consommons déjà des produits dont l’ADN est modifiée (les OGM). Mais les aliments du futur seront « trafiqués » pour être beaucoup plus nutritifs !
Toujours dans l’optique de consommer moins pour les mêmes valeurs nutritionnelles, ces aliments seront plus riches et plus concentrés en vitamines. Des chercheurs australiens ont d’ailleurs récemment présenté une banane contenant un niveau très élevé de provitamine A, un nutriment qui n’est normalement pas présent dans ce fruit.

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