jeudi 9 août 2018

ALIMENTATION D'UN MOTEUR TRIPHASÉ EN MONOPHASÉ




Il arrive qu’on veuille alimenter un moteur triphasé en monophasé, pour cela l’utilisation d’un condensateur approprié permet de résoudre le problème.

Schéma de principe
 

Pour calculer la capacité C du condensateur : on prend Q = 1,4 KVAR / KW
                                                                 







EXEMPLE
Moteur de 1,5 KW sous 230V avec f = 50Hz

                                 







dimanche 5 août 2018

La norme électrique NFC 15-100


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1. La norme NF C 15-100

Il s'agit de la norme officielle régissant la sécurité relatives aux installations électriques basse tension. L'installation de votre maison (ou appartement) doit être conforme à cette norme. (lire la suite)

Lors de la mise en service d'une nouvelle ligne (construction neuve par exemple) ou de la rénovation d'une installation ayant nécessité la mise hors tension par EDF, une attestation de conformité sera exigée. Pour cela le CONSUEL (organisme indépendant chargé de la vérification des installations électriques) devra passer vérifier l'installation et délivrera une attestation de conformité.

2. La protection à l'origine des circuits (disjoncteurs et fusibles)

Voici un tableau présentant le calibre maximum que l'on peut utiliser pour la protection des circuits.
Notez qu'il s'agit des calibres maximums. Un calibre inférieur est parfois préférable pour assurer une meilleure protection des appareils et des personnes. (lire la suite)
Nature du circuit
Conducteur cuivre
à utiliser
Fusible
(calibre maxi)
Disjoncteur
(calibre maxi)
Eclairage
1,5 mm²
10 A
16 A
Prise 10/16 A (standard)
1,5 / 2,5 mm²
20 A
16A / 20 A
Chauffe-eau
2,5 mm²
20 A
20 A
Machine à laver, lave vaisselle, ...
2,5 mm²
20 A
20 A
Appareil de cuisson monophasé : four, plaque électrique, ...
6 mm²
32 A
32 A
Chauffage électrique
1,5 mm²
10 A
16 A
De plus, le tableau électrique doit être placé entre 1,00 m et 1,80 m du sol.
Il ne doit pas être placé dans un placard, prêt d'un point d'eau ou d'un appareil de chauffage.

3. Le nombre minimum de foyers lumineux fixes et de prises de courant par pièce

Lorsque l'on conçoit son installation, la norme impose un nombre minimum de prises et de foyers lumineux par pièce afin d'assurer un confort de base.
Pièce de l'habitationFoyers lumineux fixes (central)Prises confort (standards)Circuit spécialisé
Salle de séjour1 (1)5 (2)
Chambre1 (1)3
Cuisine16 (3)
Salle d'eau11
Entrée11
Lavage du linge1
Cellier11
W-C1
(1) : Peut être complété par une prise commandée par un interrupteur.
(2) : Au moins une prise par tranche de 4m².
(3) : dont 4 au-dessus du plan de travail. Il faut également prévoir un circuit spécialisé (lave vaisselle par exemple), un circuit cuisson ( plaque, cuisinière).
Une prise double remplace un seule prise simple.

4. Le nombre minimum de circuits pour une habitation

En fonction du nombre de pièces dans l'habitation, la norme définit un nombre minimum de circuits indépendants nécessaires, chacun étant protégé par son propre dispositif de sécurité (fusible ou disjoncteur). (lire la suite)
Nombre de pièces dans l'habitationCicuits lumièrePrises confort (standard)Appareil de cuissonLave lingeChauffe-eau
112111
212111
323111
423 ou 4111
523 ou 4111
624111
Les gros appareils (lave linge, chauffe-eau, appareil de cuisson, ...) doivent être alimentés par un circuit indépendant.
Les circuits lumière et prise ne doivent pas comporter plus de 5 points d'utilisation.
Une prise double équivaut à 1 seul point d'utilisation.

5. La pose et l'encastrement des gaines et canalisations

De façon générale, les fils doivent être posés sous gaine ou conduit. Quant aux câbles, certains peuvent être posés ou encastrés directement (il faut se réferrer aux spécifications du fabricant). (lire la suite)
Les gaines et câbles peuvent être passés dans les vides de construction (huisserie des portes, entre cloisons, ...) à condition d'être bien isolés et qu'aucune aspérité ne puisse les endommager.
Les matériels (interrupteurs, prises, ...) ne peuvent être encastrés que dans des boîtes.
Les saignées pratiquées dans les cloisons et murs ne doivent pas compromettre la solidité de ceux-ci : dans une cloison de 50 mm finie, on peut encaster une gaine de 15 mm maximum, dans une cloison de 100 mm, une gaine de 20 mm, dans des carreaux de plâtre de 60 mm, une gaine de 16 mm, etc...

6. La pose des prise de courant (hauteur par rapport au sol)

A l'intérieur : une prise 16A est placée à 5 cm minimum du sol et une prise 32A à 12 cm minimum.
A l'extérieur : les prises doivent être placées à 1 m du sol et de protetcion 
IP25.

7. Le passage de plusieurs circuits dans une même gaine

On appelle circuit, l'ensemble des fils alimentés par une même source et protégé par un même dispositif de sécurité (disjoncteur ou fusible). (lire la suite)
Un câble, une gaine peut accueillir plus d'un circuit si :
- tous les conducteurs sont isolés,
- tous les circuits proviennent du même appareil de protection général (dijoncteur différentiel),
- la section des conducteurs ne doit pas différer de plus de 2 intervaux (1,5 et 2,5 et 4mm² ou 2,5 et 4 et 6 mm²),
- chaque circuit doit être protégé par un disjoncteur.
Dans la pratique, on peut mettre plusieurs circuits dans une même gaine. Il faut cependant respecter le remplissage maximal de la gaine : on ne doit pas "forcer" pour passer les fils.
Exemple : pour une gaine de diamètre 16mm, la surface intérieure utile est de 30mm². On pourra passer 3 fils de 1,5mm² (3x8,55 = 26mm² utilisés).

8. La section des conducteurs en fonction des prises installées

Lorsque l'on installe une prise de courant, on doit respecter les sections de fils suivantes : (lire la suite)
Courant utile de la priseSection des fils (mm²)
I < ou = 16A1,5
16A < I < ou = 20A2,5
20A < I < ou = 32A4
32A < I < ou = 50A6
50A < I < ou = 63A10
Notez que dans la pratique, on utilise du fil 2,5mm² pour toutes les prises courantes de 16 à 20A.

9. La puissance admise en fonction des douilles

Il existe 2 types de douilles : à baïonnette ou à vis. Pour chaque type, un code indique la puissance admissible : (lire la suite)
TypeCodePuissance mximale (W)Courant (A)
BaïonnetteB15602
B22150
4
VisE142001
E274002
E40300015

10. Le schéma de principe d'une installation

Exemple d'installation type (surface habitable > 100m²) (lire la suite)
- Un compteur d'énergie et un disjoncteur différentiel de branchement 500mA (installés par EDF),
- Un parafoudre obligatoire dans certaines zones géographiques,
- Un disjoncteur ou interrupteur différentiel 30mA type AC protégeant :
--- Des disjoncteurs divisionnaires protégeants :
------ Prises
- Un disjoncteur ou interrupteur différentiel 30mA type AC protégeant :
--- Des disjoncteurs divisionnaires protégeants :
------ Eclairages
------ Salle de bain
- Un disjoncteur ou interrupteur différentiel 30mA type A protégeant :
--- Des disjoncteurs divisionnaires protégeants :
------ Les autres gros appareils
- Un disjoncteur ou interrupteur différentiel 30mA type AC protégeant :
--- Des disjoncteurs divisionnaires protégeants :
------ Les convecteurs de chauffage.
Il est évidemment possible de réaliser sa propre installation en répartissant différemment les protections.

11. La protection contre la foudre

L'installation d'un parafoudre est obligatoire dans les régions ou le niveau kéraunique est supérieur ou égale à 25. (lire la suite)
Le niveau kéraunique est le nombre de jours par an où l'on entend le tonnerre.
Le parafoudre doit être installé directement après le disjoncteur de branchement (différentiel 500mA). Il doit être relié au bornier de terre de l'installation. La valeur conseillée de la prise de terre est de 30 Ohms maximum.

Cependant, il est recommandé de protéger tous les appareils sensibles (ordinateur, magnétoscope, appareils programmables, ...) par un socle de prise de courant 10/16A intégrant un limiteur de surtension,

12. Le conducteur de protection (la prise de terre)

Ce conducteur assure l'interconnexion des masses de tous les appareils de l'installation. Il les relient toutes en un seul point puis à la terre par un conducteur de terre. Ce dernier doit comporter une partie démontable à l'aide d'un outil (uniquement) pour permettre de mesurer la résistance de la prise de terre. (lire la suite)
Le conducteur de protection (la terre) est repéré par l'utilisation systématique d'un fils à double coloration vert et jaune. Il doit être protéger contre les agressions mécaniques et chimiques.
Il est recommandé de le faire cheminer dans les mêmes gaines ou canalisation que la phase et le neutre qu'il protège.
Les circuits de protections ne doivent pas comporter d'appareils de coupure (interrupteur, fusible, disjoncteur, ...). Les différentes masses doivent être reliées en parallèle et non en série. On prévoira au tableau, une borne de connexion par fil de protection.
La dimension du conducteur de protection est choisie de façon à ce qu'elle soit au moins égale à celle du conducteur de phase : phase 1,5 mm² => terre 1,5 mm² ; phase 6 mm² => terre 6 mm² ; ...
Il est strictement interdit de se servir des canalisations ou conduits métalliques comme prise de terre : conduite d'eau ou de gaz, huisseries métalliques, ...

13. Le conducteur de neutre

La section du conducteur de neutre doit être choisi au moins égale à celle du conducteur de phase correspondant. (lire la suite)
En France, pour une installation domestique, le régime de neutre fournit par EDF est le régime TT (neutre à la terre, liaison des masses à une prise de terre). Ce régime permet une détection dès le premier défaut (grâce au différentiel), d'où une meilleur protection des personnes.
ATTENTION, même lorsque la phase n'alimente pas un appareil (une lampe par exemple), le neutre peut être sous tension ! Le seul moyen de couper efficacement le courant, c'est de "descendre" le disjoncteur divisionnaire.

14. Les spécificités de la salle d'eau

Il est interdit de placer priselumière ou appareil électrique dans et au-dessus de la baignoire ou de la douche. (lire la suite)
Les seules prises autorisées sont les prises dites "rasoirs" spécialement conçues à cet effet. Pour mettre des prises ou des appareils tels que lave-linge, sèche-linge, dans la salle de bain, ils doivent se trouver à plus de 0,60m de la baignoire et/ou de la douche.
Dans le détail, on définit plusieurs volumes (en fonction de la distance par rapport aux sources d'eau) et chacun de ces volumes est soumis à des contraintes particulières.
Volume 0L'intérieur de la baignoire ou de la doucheAucune prise 230V ou 12V.
Volume 1Au dessus du volume 0Aucune prise sauf TBT (Très Basse tension, 12 V) et chauffe-eau électriques de classe II minimum.
Volume 2Hors volume 0 et 1, dans un rayon de 60 cmPrises séparées par un transformateur de protection de faible puissance.
Volume 3Hors volume 2, dans un rayon au plus égale à 2,40 mPrises séparées par un transformateur de protection sans limitation de puissance.
Un disjoncteur différentiel 30mA doit protéger le circuit électrique.
Une liaison de terre équipotentielle doit relier toutes les parties métaliques présentes dans la pièce.

Schéma de principe

Image associée






lundi 30 juillet 2018

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jeudi 5 juillet 2018

Perspective Energies 2050


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SOURCE: CONNAISSANCE DES ENERGIES

samedi 2 juin 2018

Plateformes pétrolières


Plateforme pétrolière
Plateforme pétrolière de Long Beach en Californie (©photo)

Sommaire

  • Définition et catégories
  • Fonctionnement
  • Enjeux
  • Acteurs majeurs
  • Unités et chiffres clés
  • Zone de présence
  • Passé et présent
  • Futur

Définition et catégories

Une plateforme pétrolière est une unité permettant d’extraire, produire ou stocker le pétrole et/ou le gaz situés en haute mer à des profondeurs parfois très importantes.
Elle supporte principalement les dispositifs nécessaires pour la phase de forage ou d'extraction du pétrole. Elle peut également inclure des équipements destinés à assurer un hébergement du personnel d’exploitation. Certaines plateformes permettent de transformer le pétrole extrait pour le rendre plus facile à transporter.
Les plateformes fixes sont utilisées en mer peu profonde, pour exploiter des gisements situés à moins de 300 m, tandis que les plateformes flottantes servent surtout pour l'exploitation de champs pétroliers dans les grands fonds.
On distingue 3 types de plateformes :
  • Les MODU (Module Offshore Drilling Units) servant uniquement au forage et pouvant loger du personnel ;
  • Les PP (Production Platforms) servant à la production et/ou au prétraitement du brut, mais sans logement ;
  • Les LQ (Living Quarters) servant uniquement au logement, et où tout stockage / transit d'hydrocarbures est interdit pour des raisons de sécurité.
Fonctionnement technique ou scientifique
Construction d’une plateforme
Elle commence lorsque des forages de reconnaissance confirment la présence d’un gisement de pétrole et/ou de gaz et lorsque les études économiques s’avèrent favorables.
L’assemblage est réalisé sur la terre ferme, la structure est ensuite transportée sur des barges géantes jusqu’au site. La conception de la structure porteuse doit tenir compte de contraintes spécifiques liées au milieu marin (marées, tempêtes, houle, courants, vent), à la corrosion liée à cet environnement et au risque sismique.
Des milliers de tonnes de matériaux sont nécessaires, par exemple, 245 000 m³ de béton et 100 000 tonnes d'acier passif ont été nécessaires à la construction de la plateforme « Troll A » en Norvège (plus grande plateforme que l’homme n’ait jamais déplacée). La construction d’une plateforme nécessite 2 à 3 ans de travail pour des milliers d’ouvriers.

Fonctionnement

Une plateforme pétrolière se compose de deux parties : 
  • Les « topsides » : constitués de modules préfabriqués, ils correspondent à la partie utile au-dessus de la surface.
  • La « structure porteuse » : en treillis tubulaire métallique (assemblage de tubes métalliques formant une triangulation), en colonnes de béton ou encore sous la forme de barge flottante dans le cas d’une FPSO (Floating Production Storage and Offloading), elle sert à maintenir la partie utile au-dessus de l'eau.
Une unité de traitement sépare et traite les composants récoltés (pétrole, gaz, eau) avant qu’ils soient transportés par pipeline ou par tanker vers une raffinerie
Le derrick est le point culminant d’une plateforme de forage. Cette tour métallique, dans la phase de forage, soutient une très longue tige au bout de laquelle se trouve une mèche de forage, le trépan. Cette tige est rallongée au fur et à mesure que le trépan broie les différentes couches de roche du sous-sol pour atteindre le gisement de pétrole.
Les tiges peuvent descendre jusqu’à des profondeurs de 3 ou 4 kilomètres pour atteindre des réservoirs de quelques mètres d’épaisseur seulement. La précision de l’impact est donc exceptionnelle. Lorsqu’il est nécessaire de creuser un autre puits pour récupérer ou injecter des fluides, le derrick est déplacé sur la plateforme et un nouveau forage est entrepris.
Il permet aussi de forer à l’horizontale, à l’aide d’une tête de forage rotative permettant d’incliner progressivement la courbe opérée par la tige. Ce type de forage permet d’exploiter ainsi des surfaces de plusieurs kilomètres carrés depuis la plateforme sans avoir à se déplacer à la verticale des gisements.
Au-delà de 300 m de profondeur, l'exploitation ne se fait plus avec des plateformes fixes mais avec des installations flottantes.

Les différents types de plateformes

Les plateformes fixes

La plupart des plateformes fixes sont utilisées en mer peu profonde (<300 m). Ces plateformes s'appuient sur le fond et peuvent donc être reliées de façon rigide aux têtes de puits et aux pipelines.
  • Jacket-deck : structure en acier constituée de membrures tubulaires et fixées au sol par des piles en acier.
  • Gravitary platform : tour en béton dont la stabilité est due uniquement à son propre poids sur le fond océanique et sur laquelle s'érigent les superstructures.
  • Compliant tower : structure souple constituée d'un pont flottant ancré au plancher océanique au moyen de longs tuyaux tendus en permanence.
  • Jack-up rig : plateformes autoélévatrices composées d'une coque et de jambes, conçues pour les exploitations en eaux peu profondes. La structure peut être déplacée mais aussi élevée ou abaissée. Ainsi ces plateformes peuvent se déployer en de multiples endroits tout en ayant un appui sur le sol.
Les plateformes mobiles et unités flottantes
Les plateformes flottantes sont essentiellement utilisées pour l'exploitation de champs pétroliers dans les grands fonds (supérieurs à 300 mètres environ). Lorsque la plateforme est flottante, les installations de tête de puits lui sont reliées par des conduites flexibles.
  • TLP (Tension Leg Platforms) : plateformes possédant un excès de flottabilité et maintenues en place par des câbles tendus les reliant au fond.
  • SPAR : plateformes plus classiques qui n'intègrent que la production et sont reliées à des pipelines pour l'exportation du gaz et/ou du pétrole produit. Les SPAR reposent sur un énorme flotteur cylindrique.
  • Les plateformes semi-submersibles : plateformes ballastées par remplissage d’eau lorsqu’elles se trouvent en position, puis ancrées. Cela les rend moins vulnérables à la houle.
  • FPSO (Floating Production Storage and Offloading) : plateformes en forme de coque, qui produisent du pétrole, le stockent temporairement et chargent les navires pétroliers. Elles sont ancrées au fond de la mer.

Enjeux par rapport à l'énergie

Adapter la plateforme à l’environnement et aux conditions offshore
L'ingénierie de la construction navale doit faire face à de nombreux obstacles (limitation d'espace physique, conditions météorologiques extrêmes, eaux profondes, sites éloignés, etc.) dans le respect de la sécurité des personnels et de l’environnement. Ces contraintes font des plateformes des objets techniques de très haute sophistication.
La maintenance et l'exploitation dans un environnement sûr requièrent d’avoir accès à des données fiables et précises. 
Acteurs majeurs
Conception
Elle rassemble des groupes spécialistes, notamment, de l’industrie parapétrolière et paragazière offshore : Bouygues Offshore, Technip, Delattre Levivier Maroc (DLM), Derrick Service Limited (DSL), etc.
Exploitation
Afin d’exploiter les gisements offshores, les compagnies pétrolières comme Total, Exxon Mobile ou BP, louent à des groupes propriétaires de plateformes et spécialisées dans le forage offshore comme Transocean.

Unités de mesure

L’exemple d’une plateforme fixe de type jacket deck en mer du Nord : Alwyn North (Ecosse)
  • Date de mise en service : 1987 
  • Durée de vie : 30 ans
  • Longueur des pieds : 126 m sous la mer et 31 m au-dessus 
  • Poids : 43 000 tonnes d’acier 
  • Coût : 2,25 milliards d’euros 
  • Nombre de puits de forage : 47 
  • Profondeur des puits de forage : environ 4 000 m 
  • Production : 40 000 barils de pétrole par jour 
Il existe plus de 15 000 plateformes dans le monde. A titre d’exemple, le Golfe du Mexique compte à lui seul près de 4 000 plateformes pétrolières actives.
Certaines plateformes ont la superficie d’un terrain de football (5 000 m²).
Zone de présence ou d'application
On trouve des plateformes pétrolières dans les régions suivantes :
  • Mer du Nord, réparties en Grande Bretagne, Norvège, Pays-Bas, Danemark (plus de 450 plateformes) ;
  • Golfe Persique ;
  • Golfe de Guinée notamment au Gabon, en Angola et au Nigéria ;
  • Mer de Chine dans les eaux territoriales du Vietnam, de la Malaisie et de la Chine ;
  • Mer Méditerranée, principalement au large des côtes d’Afrique du Nord (au nombre de 16) ;
  • Mer Caspienne ;
  • Côtes du Brésil dont l’immense gisement de Tupi découvert en 2007 ;
  • Golfe du Mexique, le long des côtes américaines et en baie de Campêche (Mexique) ;
  • Côtes nord-ouest et sud-est de l'Australie ;
  • Côtes de la Malaisie, Brunei et certaines parties de l'archipel indonésien ;
  • Littoral atlantique canadien, au large de Terre-Neuve (Hibernia, White Rose).

Passé et présent

Au début des années 1930, la première plateforme a été développée dans le Golfe du Mexique sur les côtes du Texas, à une très faible profondeur d'eau. Elle servait alors de tête de puits, dans le prolongement des installations se trouvant à terre. 
Après le premier choc pétrolier de 1973, les gouvernements européens décident de développer l'exploitation des champs pétroliers et gazéifères de la Mer du Nord.  Le Royaume-Uni et la Norvège développent alors des techniques de forage et de production offshore et construisent les premières plateformes pétrolières dans cette mer particulièrement hostile.  Pour la première fois, ces plateformes doivent abriter des hommes pour assurer l'exploitation des gisements.
Les normes de sécurité liées à la fabrication et l'installation de plateformes pétrolières ont été mises en place dans les années 1970-1980 suite à des accidents. 
Futur
La durée de vie moyenne d’une plateforme est approximativement la même que celle d’un gisement pétrolier offshore soit environ une trentaine d’années. Selon les législations nationales et internationales, les compagnies pétrolières ont l'obligation de démanteler les plateformes pétrolières lorsqu'elles ne sont plus utilisées. 
Certaines plateformes ne sont pas démantelées et restent en l'état, les compagnies pouvant les revendre à des tiers. De telles plateformes, lorsqu'elles sont dans les eaux internationales, intéressent les acheteurs parce qu'elles constituent des îles artificielles. Certains nouveaux propriétaires de telles installations en ont fait ou tentent d'en faire des paradis fiscaux ou des micro-états indépendants dont la législation peut se montrer laxiste à de nombreux égards.
Plus insolites, des projets architecturaux visant à transformer des plateformes offshore en hôtel de luxe sont en cours de développement (ex : Agence d’architecture Mooris – Rig ressort).

Concrètement

La vie en plateforme
Des centaines de personnes peuvent travailler sur une plateforme. Dans les périodes de forte activité, jusqu’à 300 personnes peuvent y cohabiter. Une bonne organisation de cette microsociété et des règles de sécurité strictes sont donc indispensables au bon déroulement de la vie offshore.
L’isolement et le rythme de travail soutenu rendent difficile les conditions de travail sur une plateforme. Pour ces raisons, les équipes se relaient en permanence. Elles travaillent pendant 15 jours, en alternant 12 heures de travail /12 heures de repos, puis retournent à terre pour une même durée.

SOURCE: CONNAISSANCE DES ENERGIES


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