lundi 3 juillet 2017

Formation du pétrole

Définition
Le pétrole est un combustible fossile dont la formation date d’environ 20 à 350 millions d’années. Aussi appelé « huile » ou « pétrole brut », il provient de la décomposition d’organismes marins (principalement de plancton) accumulés dans des bassins sédimentaires, au fond des océans, des lacs et des deltas.
La transformation de la matière organique en pétrole s’échelonne sur des dizaines de millions d’années, en passant par une substance intermédiaire appelée kérogène. Le pétrole produit peut ensuite se trouver piégé dans des formations géologiques particulières, appelées « roches-réservoirs » constituant les gisements pétrolifères « conventionnels » exploités de nos jours.
De la matière organique au pétrole
L’accumulation de matière organique dans les sédiments
La matière organique est issue d’êtres vivants (plancton, végétaux, animaux, etc.). Composée pour l'essentiel de carbone, d’hydrogène, d’azote et d’oxygène, elle forme ce que l’on appelle « la biomasse ». Cette biomasse est généralement détruite par des bactéries mais une faible partie (moins de 1 %) se dépose au fond de milieux aquatiques.
Dans cet environnement pauvre en oxygène, la matière organique est en partie préservée. Elle se mélange ensuite à des matières minérales (particules d’argiles ou sables fins), créant ainsi des boues de sédimentation. Celles-ci s’accumulent par couches successives sur des dizaines voire des centaines de mètres.
La formation du kérogène
Au début de la sédimentation jusqu’à une profondeur d’environ 1 000 mètres sous le plancher océanique, la matière organique contenue dans les boues de sédimentation subit une transformation sous l’action de bactéries anaérobies (vivant en milieu privé d’oxygène). Elles en extraient l’oxygène et l’azote, aboutissant à la formation de kérogène. Il s’agit d’un composé solide disséminé sous la forme de filets au sein des sédiments, contenant surtout du carbone et de l’hydrogène.
La maturation du kérogène en pétrole
Par leurs propres masses et à la suite de leur couverture par de nouveaux dépôts, les couches sédimentaires s’enfoncent naturellement dans la croûte terrestre. Au cours de ce phénomène et au-delà de 1 000 mètres de profondeur sous le plancher océanique, les résidus minéraux des boues de sédimentation se solidifient en une roche relativement imperméable. Appelée « roche-mère », cette formation piège le kérogène.
La roche-mère subit également un enfouissement. Le kérogène est donc soumis à des pressions et des températures géothermiques de plus en plus élevées, augmentant d’environ 3°C tous les 100 mètres. À une température supérieure à 60°C, ce qui correspond à un enfouissement d'environ 1 500 à 2 000 mètres, le kérogène subit un craquage thermique, appelé également « pyrolyse ». Cette transformation chimique élimine l’azote et l’oxygène résiduels pour laisser de l’eau, du CO2 et des hydrocarbures, molécules exclusivement composées de carbone et d’hydrogène. Le mélange d’hydrocarbures liquides est appelé pétrole brut.
Des hydrocarbures sous forme gazeuse (méthane) sont également générés lors de la transformation du kérogène. La proportion de gaz au sein de la roche-mère s’avère d’autant plus élevée que la durée et la température de transformation du kérogène sont importantes :
  • entre 60° et 120°C (entre 2 000 à 3 000 mètres de profondeur), le kérogène produit principalement du pétrole et une faible quantité de gaz ;
  • à partir de 120°C (soit 3 000 mètres), la production de pétrole à partir du kérogène devient insignifiante. Les hydrocarbures liquides présents dans la roche-mère sont à leur tour transformés en molécules de gaz sous l’effet de la température et de la pression ;
  • au-delà de 150°C (soit un enfouissement supérieur à 4 000 mètres), il ne se forme plus que du gaz.
 Hydrocarbures générés à partir du kérogène en fonction de la profondeur d’enfouissement (©2011, d'après le département de géologie de l'université Laval)
Types d'hydrocarbures générés à partir du kérogène en fonction de la profondeur d’enfouissement (©Connaissance des Énergies, d'après le département de géologie de l'université Laval)
Le cas des schistes bitumineux
Lorsque la roche-mère n’est pas suffisamment enfouie, le kérogène qu’elle contient ne subit pas de pyrolyse. Appelé schiste bitumineux, il s’agit d’un combustible fossile arrêté au stade d’« avant-pétrole » dans le processus de maturation du kérogène.

Par un procédé industriel, les schistes bitumineux peuvent être transformés en pétrole en subissant une pyrolyse (à 500° C pour accélérer la maturation du kérogène).
Formation des gisements de pétrole
Le pétrole est une matière première facilement exploitable lorsqu’il se concentre dans un réservoir par des phénomènes de migration.
Migration primaire
Le pétrole brut est initialement contenu dans la roche-mère, compacte et imperméable. Par un mécanisme encore mal élucidé (certainement lié à une augmentation de pression dans la roche-mère au cours de son enfouissement) l’eau, le pétrole et le gaz issus du kérogène peuvent être expulsés de leur formation d’origine, migrant alors éventuellement vers une future roche-réservoir.
Migration secondaire
De faible densité, le pétrole expulsé (mélangé à de l’eau et du gaz dissous) a tendance à remonter jusqu’à la surface de la Terre. Il s’échappe très lentement à travers les couches sédimentaires perméables qui jouxtent la roche-mère :
  • en général, la migration secondaire du pétrole n’est pas arrêtée par un obstacle. Le pétrole finit par atteindre les premiers mètres du sol, où il est dégradé en bitumes sous l'action de bactéries. Les combustibles fossiles produits sont alors des pétroles dits « lourds » ou « extra-lourds » et des sables bitumineux. Ils peuvent être utilisés comme des indices de surface pour détecter un bassin sédimentaire susceptible de contenir du pétrole, lors de prospections réalisées par l’industrie pétrolière ;
  • parfois, la migration du pétrole brut vers la surface est empêchée par une formation géologique imperméable, comme une couche de sel par exemple, appelée « roche-couverture » (également qualifiée de « roche imperméable »). Une accumulation de pétrole associé à de l’eau et du gaz se forme dans la couche perméable sous-jacente créant ainsi une roche-réservoir en dessous de la roche-couverture. Dans ce réservoir poreux, le gaz s’accumule au-dessus du pétrole brut, lequel se retrouve au-dessus de l’eau en raison des densités respectives de ces produits (le gaz naturel est plus léger que le pétrole, lui-même plus léger que l’eau).

Migrations primaire et secondaire du pétrole conduisant à la formation d’un gisement (©2011)
Migrations primaire et secondaire du pétrole conduisant à la formation d’un gisement (©Connaissance des Énergies)
Seule une partie du pétrole brut est concentrée dans les roches-réservoirs. En effet, 10 à 40% des hydrocarbures restent piégés dans la roche-mère, de manière disséminée. Le pétrole de roche-mère est alors plus connu sous le nom d’« huile de schiste » ou de « pétrole de schiste ». Moins facile à extraire que le pétrole sous forme de gisements, il requiert des techniques d’exploitation particulières comme la fracturation hydraulique (des techniques alternatives sont également à l'étude).
Les différents « pièges à pétrole »
L’ensemble roche-réservoir/roche-couverture forme une structure dite de « piège à pétrole ».  Plusieurs types de pièges sont décrits, principalement en fonction de la déformation des roches au cours de phénomènes géologiques.
Pièges structuraux
  • Le plus courant est le piège anticlinal, structure où les roches ont été plissées en forme de voûte par les mouvements terrestres. Pour le géologue, la présence d’un anticlinal est un indice en faveur de la présence de gisements. En effet, environ 80% des gisements de pétrole sont de ce type.
  • Lors de la création d’une faille, un bloc terrestre peut également glisser vers le haut ou vers le bas au niveau de la cassure. Une couche imperméable peut alors venir obstruer une couche perméable et arrêter le pétrole dans sa migration.
Pièges stratigraphiques
  • Les dômes de sel (appelés diapirs) sont des masses de sel formées en profondeur qui remontent sous l’effet de la température et de la pression. En s’élevant, elles traversent des couches perméables et subdivisent les réserves de pétrole. En surplombant les roches-réservoirs, les dômes de sel imperméables constituent des roches-couvertures.
Les principaux types de pièges à pétrole (©2011)
Les principaux types de pièges à pétrole (©Connaissance des Énergies)
Les mouvements terrestres sont susceptibles de modifier les gisements formés. Le pétrole peut être enfoui plus profondément : il subit alors à nouveau un craquage thermique et donne alors un gisement de gaz naturel. Les gisements de pétrole peuvent également fuir. Dans cette situation, le pétrole migre vers la surface ou vers un autre piège.
Classification du pétrole
Tout processus de formation est unique : un gisement de pétrole contient un mélange d’hydrocarbures qui le caractérise selon l’histoire géologique de la zone où il s’est développé.
La provenance géographique est donc un des critères de classification du pétrole (Golfe Persique, mer du Nord, Venezuela, Nigéria, etc.). Toutefois, pour établir des comparaisons entre différents sites, d’autres critères existent. Les plus importants sont les mesures de la viscosité et de la teneur en soufre du pétrole brut.
  • Selon la viscosité, quatre types de gisements sont définis (léger, moyen, lourd ou extra-lourd et bitume). Plus le pétrole brut est visqueux, plus il est « lourd » :
  • les gisements de pétrole léger : l’aspect du pétrole brut se rapproche de celui du gazole. Les gisements sahariens présentent cette caractéristique ;
  • les gisements de pétrole moyen : la viscosité du pétrole brut est intermédiaire entre le pétrole léger et le pétrole lourd. Il s’agit par exemple des gisements du Moyen-Orient ;
  • les gisements de pétrole lourd ou extra-lourd : le pétrole brut ne coule pratiquement pas à température ambiante. Les gisements d’Amérique du sud en sont un exemple ;
  • les gisements de bitume : le pétrole brut est très visqueux voire solide à température ambiante. Les principales réserves de ce type se trouvent au Canada.
Cette propriété est importante pour déterminer la rentabilité de l’exploitation. En effet, un pétrole peu visqueux ou léger est plus facile à extraire et à traiter qu’un pétrole lourd.
  • La teneur en soufre distingue le pétrole brut soit en doux (faible teneur en soufre) soit en sulfuré dans le cas contraire. Des gisements de pétrole doux sont notamment trouvés en Afrique, ceux de pétrole sulfuré en Amérique du Nord. 
Cette mesure est utilisée pour la phase de raffinage du pétrole, une faible teneur en soufre la favorisant.

source:C O N N A I S S A N C E d e s E N E R G I E S

mercredi 21 juin 2017

CALCUL D'UNE INSTALLATION ELECTRIQUE D'UN HOTEL (PAR KHADIM GUISSE)


Tableau de synthèse bilan de puissance (Tension de réseau 400V/230V


Compte tenu de l’extension de l’installation P=1,4x111= 156 KW
Calculons le courant d’emploi Ib
P = √3 UICOSφ     →    Ib = P/(UCOSφ√3)      = 156/(400x1x√3) =  226 A


Vérification de la chute de tension avec le tableau ci-dessous



SCHÉMA DE PRINCIPE 

vendredi 16 juin 2017

LE SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE


LE SOLAIRE PHOTOVOLTAIQUE

Centrale photovoltaïque
CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE 


Définition et catégories
Le terme « photovoltaïque » peut désigner le phénomène physique (l'effet photovoltaïque découvert par Alexandre Edmond Becquerel en 1839) ou la technologie associée. L'énergie solaire photovoltaïque est l'électricité produite par transformation d'une partie du rayonnement solaire au moyen d’une cellule photovoltaïque. Schématiquement, un photon de lumière incidente permet sous certaines circonstances de mettre en mouvement un électron, produisant ainsi un courant électrique.
Les cellules photovoltaïques sont fabriquées avec des matériaux semi-conducteurs principalement produits à partir de silicium. Ces matériaux émettent des électrons lorsqu’ils sont soumis à l'action de la lumière. Ceux-ci sont éjectés du matériau et ils circulent dans un circuit fermé, produisant ainsi de l’électricité.
L'énergie solaire est, à l'échelle humaine, inépuisable et disponible en très grandes quantité.
Ce processus ne nécessite aucun cycle thermodynamique intermédiaire, c'est-à-dire que le rayonnement est directement converti en électricité sans utilisation intermédiaire de la chaleur (contrairement au solaire thermodynamique).
Fonctionnement scientifique
Principe de fonctionnement d'une cellule photovoltaïque














vendredi 12 mai 2017

L'ACCORD DE LA COP 21 MENACÉ PAR LA NOUVELLE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE AMÉRICAINE

Les orientations en matière de politique énergétique du Président  TRUMP sont claires : « Make America energy independent, create millions of new jobs, declare American energy dominance a strategic economic and foreign policy goal for the United States, become and stay totally independent of any need to import energy from the OPEC cartel or any nations hostile to our interests. »
On retrouve là les fondamentaux de la diplomatie pétrolière traditionnelle des États-Unis. En l’occurrence, la nomination au poste de secrétaire d’État de Rex Tillerson, ancien président d’Exxon est particulièrement symbolique.
La diplomatie pétrolière s’appuie sur les déclinaisons internes de cette politique, qui s’inscrivent en opposition frontale par rapport aux orientations environnementales de son prédécesseur.
Quelles sont les options du président américain ?
  • Sortir de la COP21 : le processus est long et juridiquement compliqué.
  • Alléger les subventions aux renouvelables : les aides ont été bien réduites avec la baisse des coûts et elles dépendent en grande partie des États.
  • Relancer le charbon et le nucléaire : cette stratégie se heurte à la concurrence des gaz de schiste pour la production d’électricité. Tout au plus, la politique de Donald Trump permettrait de limiter la baisse de la consommation de charbon.
  • Accroître les investissements dans les gazoducs et les oléoducs : ces nouvelles infrastructures permettront de réduire les coûts de transport. C’est en particulier le cas du bassin du Baken où le brut est évacué par camion ou voie ferrée, ce qui représente un coût de l’ordre de 10 $ par baril, mais la construction d’oléoducs fait face à des oppositions locales.
Il reste cependant plusieurs incertitudes à lever sur la politique de Donald Trump en matière de commerce international ainsi que sur la politique américaine vis-à-vis du Moyen-Orient, en particulier de l’Arabie saoudite et de l’Iran.
En somme, la politique pétrolière de Trump ne sera pas une révolution. Ce n’est qu’un retour aux fondamentaux américains qui prévalent depuis un siècle, renforcés par la révolution des hydrocarbures non conventionnels.

source:http://www.connaissancedesenergies.org/tribune-actualite-energies/quelles-perspectives-pour-la-politique-petroliere-americaine



Pour plus d'infos





lundi 1 mai 2017

Exemple de dimensionnement d’une installation photovoltaïque domestique

Pour son autonomie énergétique, Monsieur A.D  Habitant au quartier Thialy à Thiès nous a demandé de lui faire une étude d’installation photovoltaïque pour sa maison qui a une superficie de 600 m²

  • Estimation des puissances


  • Calcul de la puissance crête

𝑃𝑐=(1000.Ej)/0,6𝐸𝑖    →    𝑃𝑐=1000x4478/0,6𝑥5000 =  1493 Wc

Détermination du nombre de modules n

n=(puissance crête)/(puissance unitaire module)

n=1493/300=5 modules disposés en parallèle

on a pris un module de puissance 300 Wc et de tension 24 V

  • Dimensionnement batteries accumulateurs

La capacité d’une batterie détermine pendant combien de temps cette batterie peut être déchargée à courant constant .
C(Ah) =(Nj x Ej)/(dp x V)
Nj=nombre de jour d’autonomie sans apport solaire on prend 1 jour
Dp= coefficient de décharge maximale autorisé ici on a pris 0,75
V=tension de la batterie en volt ici on prend 24 V car on a une puissance comprise entre 500 W et 2000 W
C=( 𝟒𝟒𝟕𝟖)/(𝟎,75 x 24) = 248.7  Ah
En tenant compte de la décharge maximale autorisée on majore cette capacité de 20% nous obtenons in fine
C= 248.7 X 0,2 + 248.7 = 298.44 Ah   environ 300 Ah

On va prendre 4 batteries de 150 Ah , 12 V  montées en série de 2 et les deux séries en parallèle





  • Le régulateur de charge

Le régulateur de charge a pour fonction principale de protéger la batterie contre les charges excessives et les décharges profondes pour le choix du régulateur les caractéristiques suivant sont indispensables :
La tension nominale ici 24 V
Le courant de court-circuit maximal du générateur photovoltaïque
Le courant de fonctionnement maximal du générateur photovoltaïque
Le courant de charge maximal continu de la charge
La tension de circuit ouvert maximale du générateur
Le rendement du régulateur très élevé entre 90% et 95%
Sa protection contre les court circuit , l’inversion de polarité de la batterie et contre les surtensions

Pour cette installation 
Calculons son courant d’entré qui est égal à la puissance des modules sur la tension d’entrée
I𝑒=(5 X 300)/24 = 62.5A
On prendra un régulateur de charge de tension 24V et de courant respectivement entré et sortie 65 A / 65 A

  • Onduleur :

L’onduleur est alimenté directement par la batterie et débite sur des récepteurs
en courant alternatif. L’onduleur transforme la tension continue des batteries en
tension alternative qui alimente les récepteurs en courant alternatifs .
les caractéristiques principale d’un onduleur sont :
Puissance nominale à 20°C en VA.
Tension nominale d’entrée en Vcc.
Plage de la tension d’entrée en V.
Tension nominale de sortie en Vca.
Plage de tension de sortie.
Fréquence nominale de sortie en Hz.
Rendement maximal, généralement de l’ordre de 90%.

On choisira pour cette installation un   onduleur de 1500 W supérieur à la puissance des modules  avec une tension; d'entrée de 24 V continue, sortie 230 V alternative.

  • Schéma de principe




mercredi 19 avril 2017

Le Solaire Photovoltaïque: la solution contre les incendies des marchés

Avec la recrudescence des incendies dans les marchés, il y a lieu de se poser des questions sur la qualité des installations électriques avec le respect de la norme NF C 15-100 pas seulement dans ces lieux mais presque dans tous les locaux d’habitation du pays.
Une installation électrique de qualité obéit à la norme NFC 15-100 qui fixe les règles d’installation électriques dans le but d’augmenter la sécurité des usagers, d’assurer le bon fonctionnement des installations électriques en plus de s’adapter aux besoins (augmentation du nombre d’appareils). Cette norme traite des installations électriques alimentées sous des tensions au plus égales à 1000 volts en courant alternatif et 1500 volts en courant continu.
Entres autres mesures de cette norme, pour une bonne installation électrique on peut noter :
  • ·         La mise à la terre de l’installation par une prise de terre associée à une protection différentielle pour mettre hors tension le circuit qui a un défaut d’isolement.
  • ·         Prévoir des circuits spécialisés au minimum 4 concernant les appareils à puissance un peu élevée comme les fours, les congélateurs, laves linge etc...
  • ·         Les circuits de prise de courant : au nombre de 8 prises par circuit protégés par un disjoncteur de 20A ou 5 prises par circuit protégé par un disjoncteur de 16A avec un câble de 2.5mm².
  • ·         Les circuits d’éclairage protégés par des disjoncteurs de 10A pour 8 points lumineux par circuit avec un câble de 1.5mm².
  • ·         Les réseaux de communication : prises RJ45 et TV
  • ·         Le tableau électrique ou coffret regroupant tous les départs de l’installation à la tête desquels les disjoncteurs divisionnaires desservant sur des boîtes de dérivation pour la distribution.
  • ·         En fin les équipements complémentaires détecteurs de fumée et parafoudre.

Tout cela devra être consigné sur un schéma électrique représentant les différents circuits avec un repérage du tableau.

Mais force est de constater aujourd’hui, dans le pays, que la majeure partie des installations électriques domestiques comme industrielles sont hors norme. On constate des installations anarchiques, des câbles surchargés mal dimensionnés transportant de grande puissance en plus de leurs mauvaises qualités entraînant des incendies.

Et cela est dû au désordre qui règne dans le secteur de l’installation électrique. N’importe qui peut s’autoproclamer installateur électrique du fait de l’absence de texte réglementant ce secteur très important avec la mise en place de certification pour les installateurs. Pourquoi ce qu’on a fait pour les pharmaciens on ne le ferait pas pour les autres corps de métiers ? Et l’avantage de la réglementation du secteur  serait la formation obligatoire pour ceux qui veulent faire ce métier.
Il y a aussi le désengagement de la SENELEC  de contrôler  la  conformité des installations électriques et  du matériel, ou un autre organe  agréé par l’état  avant la mise sous tension des installations.
Pour ce qui est des incendies dans les marchés le recours au solaire photovoltaïque pourrait être une solution. Car la consommation électrique dans les marchés est individuelle et les puissances installées dans les cantines ne dépassent rarement 500W sauf pour les grands ateliers de tailleurs et certaines boutiques vendant de matériels électroménagers comme les téléviseurs.  Et pour une puissance 500 Watt, deux panneaux solaires de 300 Watt crête suffisent plus un onduleur de 600 watt, un régulateur et une batterie 12V 150A.H. Tout  cela pour un investissement  global qui tournerait autour de 600 à 700 mille franc CFA.
Ce projet pourrait  être pris en charge par la mairie sur la base d’une étude technique et financière en partenariat avec les banques pour son financement. Les propriétaires de cantines, de façon consensuelle avec les mairies mettront en place un mode de paiement en tenant compte de leur revenu ; le temps d’amortir l’investissement et de disposer définitivement de leur générateur solaire. Cela devrait au préalable s’accompagner d’une sensibilisation des usagers sur le fonctionnement des sources d’énergie photovoltaïque ; ce qui éviterait à coup sûr les branchements clandestins source d’incendie pour la plupart des marchés.

Vu la baisse progressive et rapide des coûts d’équipements photovoltaïques, l’état doit encourager les usagers à l’autoconsommation pour satisfaire la demande d’énergie dans le pays et réduire la fracture énergétique entre les villes et les milieux ruraux. Cette autoconsommation est non seulement souhaitable mais elle est inévitable, vu les avantages économiques qu’elle engendre. Elle permettra à l’état de réduire les investissements et l’entretien du réseau électrique en plus de créer des emplois.  Elle favorisera l’insertion de la production des énergies renouvelables dans le réseau. Cette autoconsommation est plus souhaitable et plus avantageuse que les champs photovoltaïques au sol qui occupent de très grandes surfaces pour une production faible.

Sélection du message

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